Au centre de Paris, c’est dans un bâtiment de neuf étages qu’est implanté le « Shaker », subventionné par le fonds d’investissements Partech Ventures. Le Shaker accueille et accompagne une quarantaine de startups, cependant il ne se présente pas comme une pépinière d’entreprise ordinaire. C’est un concept nouvellement repensé dans lequel sont présents de grands groupes.
À proximité d’un nombre considérable d’accélérateurs et d’incubateurs dans le Silicon Sentier avoisinant, ce qui fait la différence du ‘Shaker’ c’est, selon ses concepteurs, l’assistance de grands groupes au sein de sa structure. C’est en quelque sorte « un campus impulseur d’innovation ».


Lagardère Active, France Télévision, Econocom, BNP Paribas, Dentsu et Saint-Gobain sont des participants actifs du financement de l’incubateur. Ils y sont de plus représentés.
Cette simplicité des partages doit conduire sur des sujets d’inspiration pour ces grands participants ainsi que des repères objectifs de business à l’intention des startups tel que Hairfie, Dreem, Kantox ou Sigfox.
« C’est fastidieux et périlleux d’ordonner en interne de l’innovation, alors que les startups sont sensées révéler ce savoir faire », précise Philippe Collombel, coprésident avec Jean-Marc Patouillaud de Partech Ventures.
« Nous sommes à une encablure suffisante par laquelle les grands groupes nécessitent plus d’autonomie, surtout face au constat qu’ils pourraient dépendre indirectement de changements majeures du genre Facebook ou Uber », énonce t-il.


« L’existence de ce lieu reflète notre savoir faire qui nous conduit à placer nos efforts dans des startups qui évoluent selon des critères d’accomplissement différents, avec la volonté de leur dispenser une assistance centrée sur l’émulation », décrit Romain Lavault (Partech).
L’entremise de Partech se concentre avant tout sur le rapport d’intégration des startups qui disposent de fonds récemment acquis, afin d’aménager dans la capitale et de bénéficier en même temps d’installations de télécommunication fonctionnelles.
« Tomber sur des bureaux avec un loyer dans les normes à Paris pour une startup, c’est relativement compliqué. Sans compté la sous-location, dans ces circonstances on n'est pas vraiment chez soi », précise Romain Lavault.
« Nous sommes restés rue de Grenelle pendant 1 an, dans l’incubateur SciencesPo, plus un an en sous location dans des bureaux au Sentier, cependant avec l’équipe qui se multipliait, il était difficile de rester », affirme Tancrède Besnard de PriceMatch (une interface d’optimisation de la rentabilité hôtelière).
« La solution de Partech qui participe à notre financement est de nous faire une place ici, avec le choix de louer par poste et non à la surface; ça arrive gracieusement ».
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