Solar Impulse 2, l'avion à énergie solaire, se lancera bientôt pour un tour du globe en douze étapes. D'Inde en passant par la Chine, pour atteindre New York et rejoindre Abou Dhabi, tout cela sans une seule consommation de carburant. Une stratégie de vol qui a été présentée par André Borshberg accompagné de Bernard Piccard, ce mardi 20 janvier à Abou Dhabi. Ils laisseront les Émirats arabes afin de parcourir 35.000 kilomètres à une allure relativement modérée de 50 à 100 kilomètres à l'heure.

L'aventure débutera fin février ou au début du mois de mars, au départ de la capitale. Ce tour du globe prendra 5 mois avec 25 jours programmés de vol, de l'avis des deux co-fondateurs suisses qui piloteront le Si2.

Au moyen de leur engin recouvert de 17.000 cellules photoréceptrices qui fournissent l'énergie pour 4 moteurs électriques, ils deviendront les premiers qui survoleront les continents et leurs océans grâce à des hélices fonctionnant avec de l'énergie solaire.

En mettant avant tout le cap sur Omar, Solar Impulse 2 s'ébattra à 8.500 mètres en altitude maximum avant de se diriger vers les villes indiennes d'Ahmedadbad, et de Varanasi. Viendra plus tard la Birmanie à Mandalay, la Chine à Chongqing, et enfin Nankin.

S'en suivra une traversée de l'océan Pacifique sur deux relais dont une escale sur l'archipel Hawaïen aux Etats-Unis.

Le continent américain accueillera 3 escales, précisément à Phoenix puis New York, à partir desquelles il sera nécessaire de faire un saut au dessus de l'océan Atlantique pour rejoindre le sud de l'Europe ou le nord de l'Afrique. Une escale finale avant un retour vers Abou Dhabi fin juillet voir au début du mois d'août. #Energie électrique

"Nous souhaitons prouver que les technologies dites "propres" et les ressources renouvelables accordent à ce jour l'accomplissement de choses envisagées comme impossibles. Ainsi tout ce que nous faisons en vol, chacun peut le réaliser au sol, au cours de sa vie quotidienne, dans le but d'économiser les énergies naturelles dans notre monde", déclarait Bernard Piccard dans un communiqué de presse dirigé par Masdar, une entreprise d'énergie renouvelable à Abou Dhabi.