Après environ six ans à la gouvernance du régulateur des télécoms, le président de l'ARCEP, Mr Silicani, est arrivé au bout de son mandat le 3 janvier. Lors de sa cérémonie de fin d'engagement qui se déroulait quelques jours plus tôt à la Sorbonne, l'émotion était de mise.

« L'instant est arrivé où je vous salue avec une marque de regret », s'est exprimé le conseiller d'Etat, qui a rendu son siège avec un inventaire contesté, précisément par les opérateurs du marché. Il a voulu justifier la prise de position la plus conséquente, mais aussi la plus controversée, de son engagement : l'introduction d'un 4ème opérateur mobile par Free. Le responsable de l'ARCEP a révélé ce que la majorité du secteur attendait, à savoir des informations sur le déploiement du propre réseau de Free. « Au regard des abonnés accessibles aujourd'hui, Free devrait être en mesure d'observer en janvier les termes de sa licence à propos de ses propres fréquences. Cela sans dépendre du contrat d'itinérance établi avec Orange et qui nécessite graduellement une cessation définitive », a annoncé Mr Silicani.

Un mandat marqué par l'arrivée du 4ème opérateur, Free

L'opérateur Free de Xavier Niel, qui a absorbé récemment le numéro 3 du mobile en Suisse pour 2,3 milliards d'euros, à travers Orange Suisse, déclarait en mai dernier que 65% de la population française serait couverte fin juin. Son prochain engagement de couverture prévoit 90% dès 2018. Free possède à son actif 9,6 millions de contrats mobiles fin septembre soit 14% du marché. Ses perspectives sont de 25% sur le long terme. #Smartphone #Internet

Le président de l'ARCEP ne cache pas son grand contentement sur son inventaire qui a vu l'introduction sur le marché du 4ème opérateur Free, faisant ainsi concurrence directe aux 3 opérateurs déjà présents : SFR (repris en novembre par Numéricable), Orange et Bouygues Telecom.
« De manière générale, l'ensemble des objectifs ont été atteints et même dépassés. Sur une période de 4 ans, le marché hexagonal du mobile a transmuté : les frais liés à la facture ont été diminués de +40 % tout en accroissant le contenu du service; 50 % des contrats sont dorénavant sans engagement et découplés ».