A Londres, Gemalto, l'entreprise de sécurité numérique franco-néerlandaise, a déclaré ce mercredi 25 février que les services de renseignement américains et britanniques auraient probablement piraté les réseaux de la société. Une tentative d'accéder à des communications globales de téléphonie mobile. Mais les intrusions n'ont eu qu'un effet limité.


Le leader des cartes SIM a annoncé que les attaques avaient eu lieu, il y a plus de deux ans, à partir de 2010, mais que la NSA (National Security Agency) et son homologue britannique, n'avaient pas réussi à obtenir l'accès aux cryptages des cartes SIM de l'entreprise. La société est le plus grand producteur mondial de cartes SIM pour les téléphones portables, ces petites puces qui contiennent des informations de sécurité et l'identité d'un individu. Les réseaux de Gemalto auraient donné aux services de renseignement américains et britanniques la possibilité de recueillir des communications voix et des données mobiles, sans la permission du #Gouvernement ou des fournisseurs de télécommunications.


Ce #Piratage a été rapporté la semaine dernière par un site d'informations en ligne, sur la base de documents fournis à partir de 2010 par Edward Snowden, l'ancien ingénieur de la NSA, responsable d'une fuite de documents au sein de l'agence. Il déclenchait un débat national sur les limites appropriées de la surveillance du gouvernement.


« À l'époque, nous n'étions pas en mesure d'identifier les auteurs des attaques ». Patrick Lacruche, responsable à la sécurité de Gemalto, a déclaré lors d'une conférence de presse à Paris ce mercredi : « nous pensons maintenant qu'ils auraient pu être lier aux services britanniques et au fonctionnement de la NSA ».


Les fuites de documents de Mr Snowden ont laissé supposer que des millions de cartes SIM ont pu être affecter. Olivier Piou, directeur général de Gemalto, a contesté cette affirmation, mais il a refusé de renseigner un chiffre exact. « Tout au plus, en nombre très limité », a déclaré Mr Piou lorsqu'il a été interrogé par des journalistes sur le nombre de cartes SIM qui ont été potentiellement infiltrés.


Le titre de l'entreprise a augmenté d'environ 3 % sur les marchés d'Amsterdam, dans l'après-midi. La semaine dernière, les analystes avaient averti que le piratage présumé de la NSA pourrait affecter les opérations de Gemalto, les titres de la société ayant diminué d'environ 2 % depuis la dernière publication de cette affaire.