Quand bien même cette pratique est loin de compenser la crise quasi constante du disque depuis 12 ans, La place de la #Musique a réaffichée une baisse de 5,3 % en 2014, après une période, en 2013, inhabituelle avec une légère hausse. 


Ce fléchissement initial du chiffre d’affaire dans le secteur du disque pour l’Hexagone est, au départ, dû à la diminution de 11,5 %, soit 570 millions d’euros sur 2014, des transactions (DVD, CD, vinyles). Celles-ci représentent la majeure partie des ventes de musique, soit 71% comparativement aux 29% dans le numérique. La réduction des revenus rattachés à l’industrie musicale devient une tendance pesante depuis 12 ans. Hormis les « droits voisins » qui définissent les droits à reproduction pour l’utilisation privée ainsi que les droits à diffusion radio et télé, équivalents en 2014 à 112 millions d’euros.


La place de la musique a perdu « environ 65 % de valeur dès 2002 », en affichant 1,3 milliards d’euros, précise le Snep, le syndicat des producteurs. « Engloutir 65 % sur 12 ans, c’est une chose assez brutale, qui n’a pas d’équivalent dans d’autres secteurs », a suggéré face à la presse, le directeur général, Guillaume Leblan au syndicat des producteurs.


L'année 2013 est marquée par son petit « rebond » et se distingue tel un épiphénomène dû précisément aux succès inconditionnels d'artistes aussi hétéroclites que : Stromae, Daft Punk ou encore Maître Gims.
Sans considération des albums du Top 10, les maisons du disques espèrent surtout une éclaircie pour les revenus du digital, avec en particulier ceux issus du streaming, un modèle en croissance forte sur 2014 comparativement à 2013 (34 %).


Le streaming tire ses revenus de deux façons sur les plateformes d'écoute. La première se fait grâce à la publicité lorsque le streaming est gratuit, le deuxième grâce à des abonnements lorsque, bien entendu, le service est payant. Ce procédé supplante dorénavant le modèle dépassé du téléchargement ponctuel (à l'acte) de morceaux. Comme est le cas d'iTunes.
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