Un réseau redoutable de cyberespions a été repéré par la société experte en sécurité informatique, Kaspersky Lab, en référence à ses déclarations, ce mardi 17 février. Une organisation qui est à l’initiative d’attaques d’une grande complexité, infectant des disques durs, propriétés des gouvernements, de certaines sociétés stratégiques ou des agences gouvernementales. Un procédé qui se perpétue à travers plus de 30 pays du monde.


Kaspersky a renommé ce groupe « Équation », qui « a infecté dès 2001 plusieurs dizaines de milliers de protocoles #Internet, répartis dans plus de trente pays du globe », mentionne la société dans un compte rendu. Spécialisée en sécurisation, elle met au jour un réseau « surpassant tout ce qui existe en terme de sophistication et de complexité des techniques. Un étalage exceptionnel dans quasiment tous les aspects qui caractérisent ses activités ».


« Il emploie des outils très complexes et onéreux à développer, dans l’objectif d’infecter des proies, pour accéder à leurs informations privées, en masquant son activité remarquablement spécialisée », décrit Kaspersky. 


En considérant les auteurs qui forment ces attaques, un rapprochement est fait, par le laboratoire russe, sur des liens solides qui révèlent le légendaire virus « Stuxnet », à la base d’attaques envers le nucléaire iranien, soupçonné d’être employé, d’après Téhéran, par Israël et les Etats-Unis. De sorte que le virus Fanny, au nombre de ceux manipulés par « Équation », présente des traces indiquant que « les programmeurs d’Equation ainsi que de Stuxnet sont, soit identiques ou coopèrent étroitement ».


Les régions les plus atteintes sont la Russie, l’Iran, l’Afghanistan, le Pakistan, la Chine, l’Inde, le Mali et la Syrie. La sélection des cibles se fait par une précision chirurgicale, allant des États en passant par les antennes diplomatiques, les médias, l’armée, les secteurs Telecom, les organes islamiques, en envahissant également le nucléaire, les hydrocarbures, la finance, les nanotechnologies…


Certains pays sont mystérieusement épargnés par ce mode opératoire tels que la Jordanie, l’Égypte et la Turquie.
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