« 1984 », « Le meilleur des mondes », « Ravage », « Blade Runner », « A.I intelligence artificielle » ou encore « Minority Report ». Que ce soit dans les bibliothèques ou dans les salles de cinéma, les oeuvres prédisant une technologie omniprésente et dangereuse fleurissent. Pour autant, le mouvement technocritique ne prend pas et la société continue de vivre pleinement ses avancées technologiques. Assimilés technophobes ou anarchistes, ces lanceurs d'alerte ont toutefois bien évolué. Dans son dernier numéro, le magazine « Usbek & Rica » s'est d'ailleurs intéressé à ces personnes via une enquête de Blaise Mao. Parmi elles, Philippe Bihouix auteur de l'ouvrage « L'âge des low-tech ».

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Pour lui, « l'humanité n'a de cesse d'expérimenter, d'inventer, d'explorer et d'innover. Mais ces technologies sont imparfaites. Il faut réfléchir à nos besoins. » L'ingénieur a reçu le Prix du Livre d'écologie politique en octobre dernier. Ce qui n'a rien d'anecdotique tant les technocritiques tendent vers les thèmes écologiques.

Dans « Techno-critiques. Du refus des machines à la contestation des technosciences », François Jarrige constate dans l'histoire des « moments de reflux, des moments de cadrage modernisateur, où la foi et la confiance en la technique est telle que toute critique est immédiatement disqualifiée. » Aujourd'hui, les mouvements technocritiques semblent minoritaires. Mais à la vitesse où va le progrès, ils pourraient très bien ressurgir. #Smartphone