Actuellement deux lentilles révolutionnaires utilise les nanotechnologies pour apporter une réponse aux personnes malvoyantes.

Les lentilles de contact équipées d'un téléscope miniature

Elles sont destinées aux personnes atteintes de DMLA (dégénérescence maculaire liée à l'âge), troisième cause de cécité dans le monde. Les miroirs installés dans la lentille permettent de concentrer les faisceaux lumineux au centre, c'est à dire dans la partie de la rétine endommagée, et d'agrandir l'image, apportant ainsi une aide visuelle éprouvée.

Ces lentilles permettent à chaque porteur de basculer entre la vision agrandie et régulière, grâce à des lunettes LCD qui comptent le clignement de l'œil pour modifier la polarisation et décider si le signal doit être amplifié ou pas.

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Cependant le plus gros problème des lentilles reste l'oxygénation de l'œil. Une équipe s'est alors penchée sur le problème et a introduit des canaux d'air. Le challenge actuel est de créer des lentilles de contact saturée en oxygène grâce à un réservoir à l'arrière de la lentille.

Et des lentilles pour remplacer les Google Glasses

Leur but est de surveiller et d'améliorer la santé de l'œil et du corps.

Ainsi le laboratoire suisse SENSIMED a créé une lentille capable de surveiller l'évolution du glaucome, seconde cause de cécité dans le monde par détérioration du nerf optique. Le rôle de la lentille est de 
mesurer les changements dans le volume de liquide dans l'oeil en remplacement des bouffées d'air envoyés sur la cornée.

Le Professeur Babak Parviz, de l'université de Washington, et créateur des lunettes #Google estime que : "Notre objectif est de faire un affichage de lentille de contact portable qui peut faire toutes les choses que Googlepeut faire."

L'équipe du professeur Sung-Woo Nam de l'Université de l'Illinois à Urbana-Champaign travaille également sur la création d'un matériau transparent conducteur par dépôt de solutions liquides.

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Les services de recherche et développement de #Samsung ne sont pas en reste avec la création d'une lentille équipée d'une diode permettant d'afficher les résultat à même la lentille.

Le professeur Herbert de Smet de l'université de Gand, en Belgique, propose de créer des biocapteurs capables de surveiller les conditions de santé par échantillonnage de la chimie du film lacrymal de l'oeil, ainsi que des lentilles qui peuvent activement filtrer la lumière pour compenser des problèmes de vision.

Un véritable défi technologique

Actuellement ces prototypes sont encore épais et provoquent une gène chez le patient. L'objectif est de miniaturiser encore et encore de manière à devenir une solution non invasive de gestion de la santé oculaire, et pourquoi pas y inclure d'autres capteurs permettant de vérifier certaines constantes telles que l'alcoolémie ou le niveau d'insuline.