C'est une annonce faite ce lundi 6 avril: PCCW, un groupe hongkongais, renonce à reprendre Dailymotion, la plateforme de vidéos d'Orange. Une issue décisive aux négociations pour l'acquisition de 49% de la société. L'enseigne, qui est détenue en partie par l'Etat français, a fait l'objet d'une réserve de la part de ce dernier, qui envisageait d'accorder un accès à sa transaction au profit d'un éventuel partenaire européen.
L'Etat, qui prévoyait ainsi le concours d'un acteur externe pour favoriser l'acquisition de Dailymotion, a donc désavantagé la contribution des sociétés internationales. Une situation qui a entraîné la fin des discussions avec PCCW, en référence à une publication du groupe chinois.

Cette affaire voyait le ministre français de l'Economie, Emmanuel Macron, solliciter des arrangements avec Orange dans le but de ne pas céder l'exclusivité au groupe hongkongais PCCW, sans obtenir auparavant des offres de partenaires européens éventuellement intéressés. Une attitude qui démontre le besoin de favoriser une sortie européenne dans l'acquisition de la plateforme de vidéos hexagonale. L'Etat est actionnaire de l'opérateur Orange, qui possède Dailymotion, à raison de 25%.

Orange mentionnait néanmoins qu'aucune négociation pour l'exclusivité n'était en cours avec quiconque et expliquait sa position favorable à l'entrée d'un acteur stratégique pour pousser le développement de la plateforme. Depuis 3 ans, Dailymotion est contrôlée par Orange. Le groupe s'investit largement pour un partenariat qui permettrait de financer son expansion. En effet, la firme subit une grande concurrence de la part de Youtube.
La réaction de Bercy a été de demander à Orange de repousser toutes négociations exclusives, en tenant compte des propositions des actionnaires. Des positions qui ont permis l'ouverture de discussions sur la transaction de Dailymotion.

PCCW, qui cherchait à consolider des liens avec Dailymotion dans le but de satisfaire à une demande mondiale de vidéos en ligne, ambitionnait le marché Européen. Son dirigeant, Richard Li, s'est vu dépourvu d'une position privilégiée. Ce qui marquait la volonté des actionnaires de fonder un acteur en Europe afin de faire concurrence directe à Youtube, le leader global dans ce domaine.

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