C'est à Shenzen, en Chine, que Microsoft a fait l'annonce de la sortie prochaine de Windows 10, qui n'était pas attendu aussi tôt. La firme de Redmond doit toutefois redorer son blason et reprendre la main, alors que la concurrence se fait plus vive, venant surtout des smartphones et tablettes, qui ont tendance à remplacer les ordinateurs personnels.

Le choix de la continuité... et de la gratuité.

Si Windows 8 n'a pas été couronné du succès espéré par Microsoft, il semblerait que le développement de la version 10 ne s'en éloigne pas fondamentalement. Les rumeurs indiquent que la puissance requise pour profiter de ce nouvel OS n'est guère supérieure à celle qui est demandée pour Windows 7 ou 8, ce qui est par ailleurs vérifiable en partie grâce aux versions de beta test disponibles.

Mais là où Microsoft a marqué les esprits, c'est en annonçant la mise à jour gratuite, pendant un an, de Windows 7 et des versions postérieures ! L'objectif est clair, celui de faire basculer un maximum d'utilisateur sur ce qui serait non plus un "simple" système d'exploitation, mais un environnement au maximum unifié. La grande surprise de cette annonce a été que cela sera aussi possible aux utilisateurs de versions pirates : une façon évidente de séduire le marché chinois, encore très largement inondé de licences illégales, et ainsi de les faire opter plus tard pour des logiciels et applications payants. La présentation de Microsoft ayant eu lieu en Chine, cela révèle un sens d'autant plus fort.

Un coup d'avance pour Microsoft ?

La sortie de Windows 10 n'est pas une fin en soi pour Microsoft.

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Si la société y consacre la grande partie de ses ressources, elle anticipe aussi les soucis que pourrait connaître ce système d'exploitation, en prévoyant pour le printemps 2016 une importante mise à jour, comme il se murmure. Microsoft a donc clairement envie de prendre les devants et d'anticiper la suite, une nouveauté qui est devenue indispensable étant donné la concurrence. Le maintien de la bonne santé de Microsoft (qui affichait pour le premier trimestre fiscal 2015 un chiffre d'affaires de 25,2 milliards de dollars) est à ce prix, et Satya Nadella (PDG) l'a bien compris. #Internet