Ils sont entre 15 et 18 millions de célibataires en France. Du coup, le "marché de l'amour 2.0" n'a cessé de croître depuis quelques années. Tout le monde connaît les sites #Internet comme Meetic, Adopteunmec ou encore edarling. Quatre français sur dix est ou a été inscrit sur un site de rencontres. Aux États-Unis, un peu moins de 35% des couples mariés entre 2005 et 2012 se sont rencontrés sur internet. Avec l'arrivée des smartphones, ce sont les applications mobile qui ont désormais pris le pas sur la drague digitale. D'après une étude Ifop datant de mai 2015, plus d'un Français sur six (18%) en ont déjà utilisé au moins une au cours de leur vie, soit un taux trois plus élevé qu'il y a trois ans.

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La majorité des personnes inscrites sur un site de rencontre (58%) utilisent une appli, que ce soit de façon exclusive (12%) ou conjointement avec un site web (46%).

Tinder, leader incontesté 

Le géant pour le moment incontesté s'appelle Tinder. Lancée en septembre 2012 par des Américains, l'application géolocalisatrice permet à ses utilisateurs de faire défiler les photos d'une personne selon ses goûts. « Gauche », si ça ne lui plaît pas, « droite » si ça lui plait. Si les deux personnes se plaisent, elles peuvent se parler. C'est un « match ». Avec ce concept, Tinder a provoqué un véritable raz-de-marée emportant tout sur son passage. Si ses fondateurs restent opaques quant au nombre d'utilisateurs, on peut tout de même noter qu'il y a plus de 12 millions de « matchs » par jour.

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Le PDG Sean Rad affirme d'ailleurs que la France représente l'un des cinq principaux marchés. « C'est un marché auquel nous tenons », lâche-t-il. Et pour cause, Tinder a montré la voie du succès. Et d'autres applications se sont engouffrées dans la brèche.

Happn, la french touch

En France, Happn a fait son petit bout de chemin. Depuis 2014, l'application 100% française entend bien détrôner le cousin américain. Son principe est également basé sur la géolocalisation et son slogan : « retrouvez qui vous croisez. » Si vous croisez une personne à la gare et que cette personne utilise également Happn, vous avez une chance de lui parler. À condition, évidemment, que vous lui plaisiez. Le système des « likes » est le même, le « match » est remplacé par le « crush ». Pour le rester, c'est classique et efficace. Au bout d'un an, l'application a enregistré plus d'un million d'abonnés. Un chiffre qui ne cesse d'augmenter. « Happn, c'est la version geek de la vieille rubrique "Transports amoureux" du journal Libération », lance le président de Happn, Didier Rappaport.

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Teazie, le petit nouveau

Très bientôt, vous aurez également Teazie. Une application qui surfe entre Tinder et Snapchat et qui permet aux utilisateurs de se parler en s'envoyant des photos éphémères. « Teazie crée un espace d'échange bien plus intime et original que les simples tchats proposés dans les apps de rencontre actuelles, explique l'un des fondateurs Adrien Bellamits. L'objectif est de proposer une expérience proche de celle d'un premier rendez-vous et de faire en sorte que la conversation soit la plus spontanée et naturelle possible. »

Virage vers le payant ? 

Mais les applications de rencontres, vous en aurez à la pelle. C'est pourquoi les sites internet ont du souci à se faire. Car leur abonnement payant se fait déborder par la gratuité des applications. « L'an dernier, en moyenne, le chiffre d'affaires des différents acteurs français de la rencontre a baissé de 300 000 euros », affirme le spécialiste des sites de rencontre, Thomas Kuhlmann. Benjamin, jeune parisien de 25 ans, utilise toutes les applications possibles pour faire de nouvelles rencontres. « C'est à la fois la facilité et le confort, estime l'étudiant en droit. Moi je suis quelqu'un de timide. Je trouve ça super chouette de pouvoir rencontrer des filles rien qu'en appuyant sur « Like ». Mention spéciale pour Happn que je trouve addictive! » Pour les filles, c'est également le moyen de faire le tri à distance. « Je ne rencontre jamais un homme sans m'être renseigné sur lui, lance Claire (27 ans). L'attirance physique passée, on peut discuter pendant un certain moment. Et si je le sens bien, je le rencontre. On n'est pas à l'abri des déceptions. Mais, au moins, on contrôle un peu plus. »

Reste à savoir si ces applications gratuites le resteront. Tinder a d'ores et déjà mis en place Tinder Plus. Une version premium dont le prix peut monter de 1,99 € par mois à 29,99 €. Plus l'utilisateur est vieux, plus il paiera cher. On appelle cela le business de l'amour. #Smartphone