"Le soleil a rendu vous avec la lune, mais la lune n’est pas là, et le soleil l’attend…", je ne pourrais dire ce qui fait qu’aujourd’hui encore, je me sois réveillé avec une petite chanson dans la tête. Si hier, ce fut «l’ami Ricoré» (Dixit, mon article du 4 juillet 2016), c’est aujourd’hui une chanson de Charles Trenet qui est venue subrepticement s’immiscer au coin de mon oreille pour me fredonner une petite ritournelle aussi guillerette que foncièrement ancrée dans une réalité quelque peu décevante, car comme chacun sait, il s’agirait là d’un rendez-vous manqué.  

 

Savoir exprimer tout et son contraire, en fonction de telle ou telle situation, semblerait a priori quelque peu opportun.

Publicité
Publicité

Pourtant, c’est bien le rendez-vous manqué de notre cher Charles Trenet qui m’inspira cet article qui lui, vous invitera à apprécier ces retrouvailles que nous célébrons aujourd’hui.

 

En effet, si le Soleil a semble-t-il quelques difficultés à rencontrer celle qu’il attend, il en est tout autrement pour notre chère Junon qui vient de retrouver son Jupiter, en ce 5 Juillet 2016. D’aucuns pourraient penser qu’il s’agit là d’un énième revirement de situation savamment orchestré par deux starlettes de la téléréalité qui, faute d’antenne, espèrent recouvrer un tant soit peu de visibilité en s’épanchant sur une intimité qui n’en a que le nom. Et bien, n’en déplaise à certains, et sauf erreur ou omission de ma part, je pense pouvoir vous affirmer qu’à ce jour, aucun casting de téléréalité n'est en mesure de vous inviter, comme je le fais, à suivre les aventures d’une quelconque Junon, ou même d’un énigmatique Jupiter.

Publicité

 

Non, si aujourd’hui je prends ma plume, ou pour être plus honnête, si aujourd’hui je prends mon clavier, c’est uniquement pour que nous célébrions ensemble ce 5 Juillet 2016, date à laquelle nous apprenons que la sonde américaine, baptisée Juno (Junon en français), vient ce mardi même d’entrer dans l’orbite de la plus grosse planète du système solaire, à savoir, Jupiter. Pour la petite histoire, sachez que cette sonde fut baptisée de la sorte, car dans la mythologie romaine, la déesse Junon était l’épouse du maître des dieux, le bien nommé Jupiter. De plus, il faut savoir que si ce même Jupiter eut quelques difficultés à se dévoiler à sa déesse, il en est de même pour cette singulière planète qui cache bien des choses derrière ses nuages de gaz,  

 

Ceci dit, c’est donc après un voyage de 5 années, jour pour jour, que la sonde Junon est entrée dans l’orbite de Jupiter, autrement dénommée la "géante gazeuse". Les deux amants enfin réunis, il s’agit dorénavant pour Junon d’analyser l’atmosphère de Jupiter afin d’en évaluer sa proportion d’eau, d’ammoniac, et profiter de l’occasion pour définir la nature de son champ magnétique. Pouvoir appréhender avec plus de précisions la nature même de cette planète est un moyen de mieux comprendre les origines de notre système solaire.

 

Ces retrouvailles dureront près de 20 mois, à savoir 37 rotations autour de Jupiter, qui offriront, nous l’espérons, des réponses à toutes ces questions que nous nous posons. 20 mois, c’est très court, me direz-vous ! Voilà cinq années que Junon a quitté notre terre pour retrouver son Jupiter, et on ne lui aurait donc réservé que 20 mois pour en profiter ? Oui, et non ! En effet, s’il est entendu que Junon tournera autour de Jupiter durant seulement 20 mois, il faut savoir que ces 37 rotations orbitales accomplies ne marqueront pas pour autant la fin de ces retrouvailles tant attendues.

Publicité

 

C’est ainsi qu’en Février 2017, si tout se passe comme cela a été prévu, notre petite Junon retrouvera à jamais son Jupiter, en venant s’y écraser et y déposer trois figurines Lego. La première, représentant Jupiter le dieu romain, la seconde, Junon la déesse épouse de Jupiter, et la troisième représentant le savant Galilée. Galilée que l’on retrouvera aussi sur une plaque qui lui a été dédiée pour célébrer l’ensemble de ses découvertes concernant Jupiter et ses lunes.

  #Espace #NASA