La concurrence doit être limitée ou ne sera pas. Voilà qui semble être le credo de Bouygues Telecom, qui aurait saisi à la fin du mois de Juillet l'Autorité de la Concurrence pour faire condamner Free Mobile et #orange pour entente, selon des informations révélées par le journal L'Express.

 

Un nouvel accord fraîchement négocié

En cause, la prolongation de l'accord d'itinérance signé entre les deux opérateurs le 15 Juin dernier. Un nouveau contrat qui permet à Free d'utiliser les réseaux 2G et 3G d'Orange jusqu'en 2020, lui laissant ainsi le temps de mettre en place son propre réseau. L'accord initialement conclu en 2012 avait toutefois fixé son échéance en 2018, sous l'aval de l'Autorité de la Concurrence qui expliquait alors, dans un avis public, que cette phase devait "rester transitoire car elle présente des risques concurrentiels".

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Il avait dès sa signature suscité de nombreuses inquiétudes, notamment de la part de SFR, qui avait été jusqu'à saisir la Commission Européenne pour tenter l'annuler.

 

Plusieurs accusations déjà portées par Bouygues

Cette saisie de l'Autorité de la Concurrence n'est toutefois pas la première doléance de Bouygues au sujet de cet accord. L'année dernière déjà, l'opérateur saisissait le Conseil d'État afin d'obtenir la fin du contrat d'itinérance pour fin 2016. En vain. Elle a aussi consulté à deux reprises, en 2014 puis l'année suivante, l'ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes) - aussi connue sous le nom de gendarme du télécom -, mais elle s'était prononcée en défaveur de Bouygues, jugeant l'accord passé entre Free et Orange tout à fait conforme à la concurrence.

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Une inquiétude infondée ?

Bien que l'opérateur Bouygues ait élevé la voix à plusieurs reprises pour faire entendre ce qu'il estime être son droit, il faut rappeler que l'accord signé par ses deux concurrents reste tout de même en sa faveur. Le contrat prévoit en effet la diminution progressive du débit accordé par Orange aux abonnés Free, laquelle a été entamée ce 1er Septembre. Pour l'instant plafonné à 5 Mb/s, le débit descendant devrait être bridé à 1 Mb/s entre 2017 et 2018, pour finalement atteindre 384 Kb/s à l'horizon 2020. De quoi pousser Free à accélérer considérablement le pas concernant le déploiement de son propre réseau, et à se libérer le plus rapidement possible de son contrat avec Orange. Il devra, à terme, être en capacité de couvrir 90% du réseau téléphonique métropolitain à lui seul. 

  #bouygues telecom #télécommunications