C'est un véritable bouleversement qui s'opère chez le géant #snapchat. Pour la première fois, le réseau social ouvre sa fonctionnalité #discover à huit médias français, laquelle était jusqu'à présent réservée aux médias anglophones. Les rédactions de Melty, Le Monde, L'Equipe, Konbini, Paris Match ainsi que les versions françaises de Tastemade, Vice et Cosmopolitan seront donc les premières à bénéficier de ce service dans l'hexagone. Leur contenu sera dans ce cadre mis en valeur dans Discover, fonctionnalité permettant aux utilisateurs de visualiser des informations en images et vidéos.

 

De nouveaux modes de consommations de l'information

Réussir à toucher un public jeune est une équation bien compliquée à résoudre pour les médias traditionnels.

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La génération Y se caractérise en effet par une consommation constante et instantané de l'information, à en frôler parfois la boulimie. L'utilisation de l'image semble donc le bon compromis pour les médias, et Snapchat apparaît comme l'outil le plus abouti pour répondre aux exigences particulières de leurs nouveaux lecteurs : le réseau social compte 9,6 millions d'utilisateurs mensuels, et est utilisé par 50% des 15-25, d'après des données Médiamétrie.  La bataille fait déjà rage parmi les médias, pour se frayer une place dans les réseaux sociaux. La plupart des rédactions donnent en effet de plus en plus d'importance à la voix des internautes pour hiérarchiser leurs informations. Certaines ont également déjà ouvert leur propre compte Snapchat, sans passer par Discover. De quoi relayer les informations en temps quasi réel et avec des formats plus attractifs que ce que permettent les articles traditionnels.

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Une arrivée sur Discover bien encadrée

L'ouverture de Snapchat aux médias français ne s'est toutefois pas faite sans condition. Selon France-Inter, pour pouvoir intégrer Discover, les rédactions hexagonales ont dû certifier avoir quatre personnes chargées de s'occuper du volet Snapchat à plein temps. Les médias américains ont en outre l'obligation de générer des recettes publicitaires minimales, ce qui n'a pas été confirmé pour la France. Certains annonceurs se sont toutefois déjà engagés auprès de certains d'entre eux, comme par exemple Sephora avec Melty. Mais tout n'est pas si rose pour d'autres rédactions, qui pointent du doigt le manque de recul face à cette fonctionnalité. "On a dit aux éditeurs : 'Investissez et, vous verrez, ce sera formidable', sans aucune précision", a ainsi déclaré Francis Morel, patron des Echos. Une réticence peut-être justifiée, lorsque l'on sait que la plupart des utilisateurs de Snapchat n'utilisent que peu Discover ou ne connaissent pas du tout son existence, selon une étude menée par Business Insider auprès des 17-25 ans. #Réseaux sociaux