C’est parti. #Marketplace va fédérer ses membres encore davantage et leur proposer une plateforme de #commerce en ligne pour vendre ou échanger des produits.

Pour majeurs

Facebook comptera bientôt deux milliards de… quoi ? Usagers, utilisateurs, abonnés, membres ? En tout cas, les inscrits pourront, s’ils sont majeurs (18 ans et plus), mettre en ligne la photo d’un objet et proposer un prix d’acquisition. Le service Marketplace est déjà disponible dans quatre pays anglophones (États-Unis, Royaume-Uni, Australie et Nouvelle-Zélande). Allemagne et France, peut-être Espagne, suivront en priorité. Les débuts sont quelque peu déroutants puisque, la modération s’effectuant a posteriori, des plaisantins ont proposé des esclaves, des « hash cookies » (biscuits à la marie-jeanne), leur ami à quatre pattes, ou des préparations culinaires qui ne supporteront pas le transport (par drones, comme avec Amazon ?).

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On trouve aussi des armes, voire de faux-faux papiers d’identité (grossièrement imités), des enfants en bas âge, voire des crottes de nez.

Bientôt une application

D’accord, la dérision était au rendez-vous, mais elle popularise ce Marketplace. Il sera disponible bientôt en application pour téléphones portables. Avec pour corollaire la géolocalisation qui est l’un des arguments majeurs du Bon Coin. Et puis, selon #Facebook, déjà 450 millions d’abonnés utilisent déjà son site pour proposer des achats. Parmi eux, beaucoup visent la proximité, ou, au contraire, pour les collectionneurs, un marché mondial. Le risque est que des produits illégaux soient proposés. Facebook a rigidifié les conditions d’identification (c’est ainsi que mon compte Jef Tombeur, mon patronyme, est devenu celui d’un Jeff Tombeur, avec nouveau mot de passe, &c. : il était impossible de s’en sortir autrement).

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Il faut s’inscrire sous son « vrai » nom. Faux. Même au contraire. Mais bon, admettons qu’il sera moins aisé de vendre des armes fabriquées en imprimantes 3D.

Payer en ligne

Facebook possède déjà Instagram et Messenger. Et déjà d’un « service » de paiement en ligne. Marketplace est la prochaine étape. Et Le Bon Coin a des soucis à se faire. C’est en France 23 millions de visiteurs uniques par mois. En général efficace (un ami a trouvé un colocataire en moins d’un jour). Mais la force de frappe de Facebook Marketplace va le fragiliser. La recherche de produits est facilitée, on filtre selon la localisation, la catégorie, le prix. En revanche, Le Bon Coin a fait une avancée dans les offres d’emploi ou de services. Mais Facebook, qui a évidemment créé un groupe Marketplace, pour le moment anglophone, saura monter en puissance…