Une demande de la police fédérale américaine (le FBI) a contraint l'entreprise Yahoo! à modifier un logiciel anti-spam qui est également utilisé pour déceler la pornographie infantile. La réforme permet de surveiller automatiquement certains mots clés ou identifiants dans les mails de ses utilisateurs. Ainsi, les rapports sont délivrés au FBI. Selon le New York Times, cette décision a été validée par un tribunal secret. Jointe à celle-ci, une interdiction pour Yahoo! de révéler ce système de filtre. D'après Reuters, le directeur de la sécurité informatique ignorait l'existence de ces dispositions. Il a démissionné de ses fonctions lorsque l'affaire à éclaté dans les médias, pour aller chez Facebook.

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Le FBI a établi cette requête après avoir découvert que certains des membres d'une cellule terroriste utilisaient Yahoo! pour communiquer. Les enquêteurs chargés de l'affaire ont expliqué que ces terroristes recouraient à une technique qui nécessitait une approche d'identification "largement unique". Poursuivant que les adresses mails utilisées pour ces échanges étaient inconnues. Un argument de poids, afin de pouvoir mettre en place ce système de surveillance de masse.

Yahoo! est-il un cas isolé ?

Pas facile de dire non au gouvernement américain. Les révélations d'Edward #Snowden sur la surveillance ont montré que la NSA, lorsqu'elle est opposée à un refus, est capable d'utiliser tous les moyens technologiques dont elle dispose pour parvenir à ses fins. Et pourtant, après l'affaire Snowden, les USA avaient promis de réformer la surveillance de masse d'#Internet.

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En 2015, le président sortant Barack Obama avait limité les agissements des services secrets à travers une loi, le "Freedom Act". Les géants américains comme Google, Apple et Facebook, ont fortement nié de partager les données de leurs utilisateurs avec le gouvernement américain. Néanmoins, la CIA peut acquérir un certain nombre de nos données via des serveurs intermédiaires, des "back-offices". Des actions collectives se sont rassemblées aux États-Unis pour poursuivre Yahoo! en justice. #Yahoo!