Vous avez peut-être remarqué que plusieurs sites #Internet fonctionnaient difficilement ce vendredi, comme #Twitter, eBay, Amazon, Paypal ou encore des médias web comme The New York Times ou CNN. Ces difficultés d'accès sont le fruit d'un #Piratage impressionnant, qui a principalement visé le territoire des Etats-Unis.

Plusieurs attaques sont intervenues, en visant le géant informatique Dyn. En effet, ce ne sont pas les sites même qui ont subi cette cyberoffensive, mais bien un fournisseur de services DNS. C'est à dire que Dyn assure le lien entre les serveurs de ses clients et leur adresse Internet, service sans lequel les sites ne peuvent être utilisés. 

Une cyber-attaque massive

Les services ciblés ont subi plusieurs attaques, tout au long de la journée du vendredi.

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Les perturbations empêchant l'accès des internautes aux sites Internet dépendant de Dyn, ont pu durer jusqu'à 12 heures. Une durée très longue et inquiétante pour un piratage. D'après le New York Times, les responsables de cette attaque sur le Net ont noyés les services ciblés par des requêtes provenant de dizaines de millions de systèmes informatiques contrôlés et comprenant des virus. Il s'agirait d'objets connectés, et non d 'ordinateurs, comme des caméras de surveillance, des babyphones, des téléviseurs...

Des milliards d'objets connectés sont utilisés dans le monde entier et certains sont plus faciles à contaminer que les ordinateurs par les hackers. En effet, ils sont parfois peu sécurisés : pas de système anti-virus, mot de passe basique... Ainsi, les pirates peuvent infecter ces objets, parfois à l'insu de leurs propriétaires, et lancer une cyberattaque en surchargeant des serveurs ou infrastructures informatiques. 

Un test avant une attaque mondiale ?

Vu l'ampleur de ce piratage, le FBI a été chargé de mener l'enquête.

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Pour l'instant aucune preuve n'incrimine de coupables particuliers. Mais les cyberpirates possibles sont légions. Il pourrait s'agir de hackers, proches du site Wikileaks (coupables d'avoir piraté des milliers de courriels du directeur de campagne d'Hillary Clinton) ou des Anonymous. Ou bien de djihadistes. Ou encore étant donné l'importance de l'attaque et des moyens déployés, d'un pays testant les failles du système Internet, et préparant une attaque plus conséquente.

Dans cette optique, ce piratage dont les conséquences restent mesurées, serait un indice plus inquiétant d'une possible cyberattaque, pouvant perturber des pans entiers de l'économie des Etats-Unis ou d'autres pays. Les effets possibles d'un piratage de masse sont difficiles à déterminer, mais dans notre monde interconnecté, ils pourraient provoquer un enchaînement dévastateur. 

Le développement technologique et informatique est de fait, de plus en plus intensif et de nombreux objets et services dépendent à présent en partie ou de façon complète du web, sans compter les futures innovations (objets ménagers intelligents, voitures autonomes, automates...).

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Tous ces objets sont également reliés par des serveurs qui concentrent ces informations multiples (genre Cloud), et le piratage de ces points de stockage de données pourrait conduire à des conséquences importantes et des réactions en chaîne.

En France, Yahoo a récemment dévoilé, que des milliers de comptes d'utilisateurs avaient été piratés.  Après le scandale de Cdiscount, averti par la CNIL, pour des stockages de données bancaires non sécurisés, un climat d'inquiétude risque de s'installer quant à la fiabilité du web.

Mais la peur d'être escroqué peut s'avérer bien minime face au risque d'une cyberattaque à l'échelle mondiale. Le web, nouvel enjeu des stratégies militaires des Etats ?

L.GONON