Martin Abadí et David G. Andersen, deux chercheurs spécialisés dans l’#Intelligence artificielle, ont démontré que les ordinateurs sont désormais à même de communiquer entre eux via des messages secrets, indéchiffrables par l’homme. L’étude menée par les deux chercheurs du #Google Brain montre en effet que des « réseaux neuronaux » peuvent apprendre à protéger les informations échangées. L'histoire d'une rencontre..Cette expérience met en scène trois entités, appelées Alice, Bob et Ève. Alice envoie des messages codés à Bob tandis qu’Ève les intercepte pour essayer de les lire.

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Au début de l’expérience, Bob a du mal à déchiffrer les textes cryptés. Alors lui et Alice changent de stratégie de sorte qu’à la fin de l’expérience, et après pas moins de 15 000 essais infructueux, ils finissent par se comprendre. Dans le même temps, Ève tentait de déchiffrer ces messages… en vain !

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Un petit pas pour l’intelligence artificielle...

La recherche menée ici démontre en fait la capacité qu’ont les « réseaux neuronaux » à s’adapter et à évoluer en toute autonomie. À la manière d’un cerveau humain, l’intelligence artificielle développe de nouveaux savoir-faire en s’appuyant sur les connaissances nouvellement acquises. C’est ce que les scientifiques appellent le « deep learning ». Or cette étude dépasse les attentes puisque ni Bob ni Alice n’étaient initialement programmés pour crypter et décrypter des messages..

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Faut-il pour autant s'inquiéter et craindre une révolte des machines ? Il ne s’agissait que d’un exercice et les deux entités n’ont fait qu’exécuter des ordres envoyés par les chercheurs de Google Brain. Toutefois, et même si le cryptage d’Alice reste simpliste, comparé aux systèmes de codages inventés par l’homme, l’information réveille les inquiétudes quant au danger potentiel de l’intelligence artificielle. Le célèbre physicien Stephen Hawking lui-même révélait sa crainte de voir cette dernière dépasser l’homme. Mais les experts en la matière se veulent rassurants : nous n’en sommes qu’au début