C'est à Toulouse et à Nantes qu'en ce samedi 21 février 2015, environ un millier de "zadistes" ont décidé de se retrouver.  Les "zadistes" sont des écologistes qui estiment avoir une "zone à défendre". Ici, ils étaient là pour participer à une manifestation contre "le monde des bétonneurs" et "les grands projets inutiles". À Toulouse, la marche, qui avait tardivement été autorisée par la préfecture, et a finalement réuni 450 personnes, et était également composée d'un certains nombre de militants du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), arborant banderoles et fanions communistes.

Toulouse: une manifestation contre Sivens mais surtout contre les forces de l'ordre

Malheureusement pour les écologistes, un autre type de "manifestants" s'étaient eux aussi mêlés à la foule: un nombre très conséquent de Black Blocs, cagoulés, tout de noir vêtus, accompagnaient les protestataires, et, en tête de cortège, banderole en main, berçaient celui-ci à grands cris de "flics, fils de p***", "ACAB", ou encore "un flic une balle, justice sociale".

Violents heurts entre police et casseurs

C'est après plusieurs heures de provocations gratuites et continues de la part des manifestants cagoulés envers les forces de l'ordre que celles-ci décident de répliquer aux jets de bouteilles et autres projectiles par des tirs de grenades lacrymogènes et assourdissantes. À Toulouse, casseurs et Black Blocs, après avoir vandalisé plusieurs banques, magasins, une agence Vinci, et du mobilier urbain, décident de se disperser par petits groupes dans les rues adjacentes au centre ville, talonnés par les hommes de Compagnies de Sécurisation et des Brigades anti-criminalité de la police qui profiteront du chaos pour interpeller un duo de casseurs.

Les manifestants écologistes, eux, restés pacifistes, tenteront pour la plupart de se tenir à l'écart de ces groupes d'hommes cagoulés et armés.

À Nantes, c'est par des tirs de canon à eau que la police fera face. À Toulouse, après une heure de course poursuite dans les ruelles du centre ville, les manifestants se rallieront Place Esquirol afin de continuer leur manifestation jusqu'au palais de justice de la ville, lieu où les attend une compagnie entière de CRS (Compagnie Républicaine de Sécurité), et ou auront lieu les derniers heurts, une vague d'interpellations, et, aux alentours de 18h la dispersion des perturbateurs.

À Nantes, la police fait usage de flashballs

Ajoutés aux tirs de grenades lacrymogènes, assourdissantes, et aux jets de canon à eau, les forces de l'ordre ont, à Nantes, fait usage de lanceurs de balles en caoutchouc de type flashball ou LBD40, blessant un manifestant. Rappelons que lors des violentes manifestations anti-Sivens qui s'étaient tenues en novembre 2014 à Nantes, la police avait, là aussi, fait usage de lanceurs de balles en caoutchouc, blessant un nombre indéterminé de manifestants, et faisant perdre un œil à trois personnes.

À Toulouse, deux photojournalistes matraqués

"J'emmerde la presse", "va faire ton boulot ailleurs". Voici ce que déclare un agent de la BAC à un photographe, un brassard "presse" autour du bras, tentant de faire son travail. Un comportement de la part des forces de l'ordre qui, plus tard dans l'après midi, aboutira au matraquage de deux photographes de presse, dont l'un, à terre tentait de protéger son matériel face aux coups de bottes des agents de police. Deux professionnels de l'information qui, selon leurs dires, comptent porter plainte.

Bilan des affrontements

850 manifestants et 10 interpellations à Nantes, et un demi millier à Toulouse pour 17 arrestations. Voici le bilan de ces nouveaux rassemblements pro-ZAD, qui, encore une fois, auront violemment dégénérés, causant d'énormes dégâts matériels. Un blessé est également recensé parmi les forces de l'ordre à Nantes, il aurait été touché au thorax par un projectile. Des rassemblements, donc, qui encore une fois décrédibilisent les zadistes, écologistes "pacifistes", qui, pour certains, auront de nouveau assisté, impuissants, aux agissements "des casseurs qui pourrissent la manif".  
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