Oloron et Sainte-Marie les deux sœurs réconciliées

Oloron-Sainte-Marie est la sous préfecture des Pyrénées Atlantiques. Elleest située à une trentaine de kilomètre de Pau, dans le Béarn,aux pieds des Pyrénées. Les deux confluents du Gave ; le Gaved'Aspe et le Gave d'Ossau s'y rejoignent pour former le gave ded'Oloron, qui continue sa course vers l'océan Atlantique éloignéd'une centaine de kilomètres.

Ily a t-il, un Oloron-Sainte-Marie ? Deux ? Y en a t-iltrois ? Mais, où sommes nous ? Et toute cette eau !Des maisons aux allures vénissiennes, ou d'un charme médiéval, oubien encore aux airs bourgeois. des rues pentues, étroites, où lacuriosité se glisse, pour découvrir ici la ruine d'un ancienrempart, d'un moulin ? Une terrasse sur la rive ; untorrent bouillonnant, là un lavoir. Plus loin, zigzaguer sous lesgaleries, entre les piliers, courir après l'echos de sa voix.Traverser les parcs où règne un silence sieste, quand la penséeintercepte le chant des couleurs végétales. Tour, ponts, églisesmajestueuses et calmes, arcades, sculptures, pierres ancestrales autoucher lisse et l'eau, toujours, qui court à grands chuchoti ou encascades. Oloron a des histoires à vous raconter...

Ledéclin de l'empire romain, est le début des grandes invasions. LeBéarn est successivement la proie des Vandales, des Alains, desQuades. Les Wisigoths seront les derniers, envahisseurs.L'évangélisation chrétienne gagne le Béarn. Le Roi Clovis devenuchrétien viendra imposer son armée franque vers l'an 500, puis lepays sera dominé par les Vascons, il deviendra la Vasconnie puis laGascogne. C'est au tour des normands ou Vikings de tenter d'occuperle pays. Lacapitale Bénéharnum (d'où le nom de Béarn)est brûlée et rasée.Toutefois ils ne parviennent pas à leur fin et sont vaincus au XIèmesiècle.

Ilfaudra attendre le XIème siècle et l'intervention de la dynastiedes Centules, pour qu'Oloron devienne avec le vicomte Centule V LeJeune, une cité en construction. Dès lors elle entre dans lavicomté de la dynastie de Centules, Gaston IV, puis sous l'égide deGaston III de Foix Béarn. L'auto nommé Phoebus.

Ainsitandis que l'évêché s'installe sur la terrasse alluviale, au XIèmesiècle , le vicomte Centule V dessine la cité d'Oloron surl'ancien oppidum romain( lieu fortifié de la colline Sainte croix).

Oloronet Sainte-Marie sont donc alors deux cités distinctes et rivales.Sainte Marie ; ville épiscopale et Oloron ; villevicomtale se disputeront durant des siècles.. Ce n'est qu'au XIXèmesiècle sous le second empire, qu'il leur sera imposé de ne faireplus qu'une.

Aujourd'hui, du haut de la promenadeBellevue,aménagée le long des remparts, au XIXème siècle, ce ne sont pasdeux visages que l'on distingue mais trois. Trois quartierss'articulant autour de trois églises,Sainte-Croix, Sainte-Marie, et Notre-Dameplus récemment édifiée au XIXème siècle.

Laplace Saint-Pierre,fut le lieu historique d'une joute entre le roi d'Aragon et le roid'Angleterre au XIIIème siècle.

L'égliseSainte Croix,architecture Romane du XIIIème siècle, fut bâtie par Gaston V,pour doter la cité d'un lieu de culte.

Surla place Abbé Menjoulet, du quartierSaint Croix subsistentencore quelques maisons embalconnées, à façades à colombages.

Aussiimpressionnante la tourde Grède,avec ses fenêtres ogivales, ses meurtrières en forme de croixoblongue, s'élance à l'assaut du ciel. Contrairement auxapparences, elle n'est pas qualifiée de tour défensive, mais étaitplutôt destinée à illustrer le statut social de son propriétaire.D'une première construction au XIIIème siècle, il lui est ajoutédeux étages au XVème siècle. On peut y voir une collectiond'animaux naturalisés. La vue, depuis son sommet, est vertigineuse..

Toutcontre la tourde Grède, lamaison du patrimoine,est une demeure d'allure bourgeoise du XVIIème siècle. Elle proposeune collection de nombreux vestiges témoignant de l'activité de lacité à différentes périodes depuis la protohistoire.

Uneexposition traite des traditions béarnaises et une salle est dédiéeaux expositions temporaires.

Ledernier étage est consacré à la présentation du campsde Gurs.Le camp de Gurs, situé à une vingtaine de kilomètres d'Oloron, aservi de lieu d'internement administratif de 1939 à 1945.

de1939 à 1940 :Y ont été internés ; des Républicainsespagnols, des volontaires des Brigades internationales, 27 350personnes. Également, des hommes et des femmes « indésirables »des pays appartenant au Reich. Toujours en 1940 ; des hommes internés pour délit d'opinion ; communistes, Basquesespagnols.

Gursfut en 1940 un camp d'internement pour des milliers de femmes,hommes et enfants Juifs, 18 185 personnes, déportés ensuite àAuschwitz pour y être exterminés.

Entre1944 et 1945 Des anti franquistes espagnols y sont emprisonnés. 3370 personnes.

Référence :Association Amicale du Camps de Gurs. Oloron Sainte Marie.

Lequartier de NotreDameactuel, du nom de l'église éponyme était un lieu d'activitésessentiellement commerciales. Son origine remonte au XIII siècle,situé alors dans le quartier Sainte Croix, les activités sontdéplacées dans le quartier N.D. D'importante foires et transactionss'y déroulent. L'égliseNotre dameest édifiée au XIXème siècle.

Lacathédrale Sainte-Marie,dont une première édification a lieu à lafin du XIème siècle, passe par plusieurs phases de restauration etde reconstruction jusqu'au XVIIIème siècle. En 1905, date de laséparation de l'Eglise et de l'Etat elle entre dans le patrimoinecommunal d'Oloron-Sainte-Marie. Ses qualités architecturales, luivalent d'être inscrite au patrimoine mondiale de l'UNESCO en 1999.

Oloron-Sainte-Marie n'a pas oublié qu'un des personnages célèbresd'Alexandre Dumas, le Comte de Tréville, vrai capitaine desmousquetaires du roi Louis XIII, est né à Oloron. Sa statue trône,près de l'office de tourisme. Les Quatre mousquetaires étaient devrais Béarnais du Béarn !

SiOloron Sainte Marie, est attachée à son passé elle s'intéresse àla construction d'un présent digne de son Histoire. De nombreuxrendez-vous culturels s'y déroulent. L'association « CAMINO »d'Oloron Sainte Marie, propose unparcours d'Art contemporain.Les sculptures, d'artistes vivants sont installées dans les parcs,et ponctuent le paysage citadin Tout le monde peut bénéficier decette exposition d'art actuel. La promenade à Oloron ne mène jamaisnulle part !



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