Le couple présidentielCamerounais Paul et Chantal Biya a quitté Yaoundé le samedi 02 Août 2014 enmi-journée, pour prendre part au sommet États-Unis/Afrique. Après 12 heures devol, l’avion spécial ayant également à son bord les membres de la délégationofficielle a atterri à la Base de la Force Aérienne Andrews à Washington, dansle Maryland. Initié par Barack Obama, Président des USA, le sommetÉtats-Unis/Afrique qui se tient de mardi à mercredi prochain, verra le chef del’exécutif Camerounais assistera aux côtés d’une quarantaine de ses pairsAfricains. Cette rencontre au sommet, entre le chef d’État américain etles chefs d’États et de Gouvernements africains a pour thème: «Investir dans laprochaine génération».

La délégation officielle quiaccompagne le chef de l’État, à ce sommet se compose ainsi qu’il suit:

  • M. Pierre MOUKOKO MBONJO, Ministre des Relations Extérieures;
  • M. Martin BELINGA EBOUTOU, Directeur du Cabinet Civil de la Présidence de laRépublique;
  • M. Luc Magloire MBARGA ATANGANA, Ministre du Commerce; 
  • M. Emmanuel BONDE, Ministre des Mines, de l'Industrie et du DéveloppementTechnologique; 
  • M. Laurent Serge ETOUNDI NGOA, Ministre des Petites et Moyennes Entreprises,de l’Économie Sociale et de l'Artisanat; 
  • M. ESSIMI MENYE, Ministre de l'Agriculture et du Développement Rural; 
  • M. Louis Paul MOTAZE, Secrétaire Général des Services du Premier Ministre,Chef du Gouvernement; 
  • M. Paul ATANGA NJI, Ministre Chargé de Mission à la Présidence de laRépublique; 
  • M. Issa TCHIROMA BAKARY, Ministre de la Communication; 
  • M. Basile ATANGANA KOUNA, Ministre de l'Eau et de l’Énergie; 
  • M. Emmanuel NGANOU DJOUMESSI, Ministre de l’Économie, de la Planification etde l'Aménagement du Territoire; 
  • M. Alamine OUSMANE MEY, Ministre des Finances; 
  • M. Luc SINDJOUN, Conseiller Spécial à la Présidence de la République; 
  • Contre-Amiral Joseph FOUDA, Conseiller Spécial à la Présidence de laRépublique;
  • M. Joseph Charles Bienvenu FOE ATANGANA, Ambassadeur du Cameroun aux États-Unis d'Amérique;
  • M. Simon Pierre BIKELE, Chef du Protocole d’État.

Unetelle délégation laisse pantois un certain nombre d’observateurs du landernaupolitique national et d’experts des questions économiques.

A en croire lesanalyses des uns et des autres, le Cameroun est partie pour rentrer avecune moisson maigre dans le meilleur des cas, et carrément rien dans le pire descas, de cette rencontre avec la première puissance mondiale. Pire encore, selon BernardOuandji, ancien cadre supérieur de la banque Africaine de développement(BAD) et consultant de la Banque mondiale, «Le sommet Afrique- USA...qui alieu à Washington, n'apportera rien de fructueux au Cameroun». Dans lemême sens, pour Léon Tuam,ancien membre du Parlement Estudiantin (mouvement derevendication estudiantin qui a débuté, en son époque, sous un manguierlors de la guerre du golfe en Décembre 1990 pour prendre son envol le 02 Avril1991 par la première manifestation spontanée qui sortira du campus en deux cortègeun pour la diversion qui devait aboutir à Olézoa puis le centre-ville etl'autre par Biyem-Assi, Obili, Mokolo), «ce sommet est d’unenullité abyssale pour les pays africains; ce sommet figure une distraction desafricains, en même temps qu’il revêt un double enjeu stratégique et économiquehautement vital pour le pays hôte et organisateur, les États-Unis.»  

C’est doncproprement, à en croire ces analyses, qu’il aurait été de bon ton que leCameroun se dotât dans sa délégation officielle, des hommes d’affaires lesmieux aguerris de chaque secteur, afin de négocier le mieux possible, desaccords d’investissements visant l’intérêt de la nation, et partant despopulations à la base. Faut-il le rappeler, le thème de cetteoccasion politico-économique est: «Investir dans la prochaine génération». Dece fait, le Groupement inter-patronal (Gicam) et leregroupement patronal Entreprises du Cameroun (E-Cam) dont le président estProtais Ayangma, dans ce sens, constituent des interlocuteurs que lesobservateurs qualifient de valables en pareil circonstances.

Des représentants de ces instances desaffaires, dans la délégation officielle, aurait marqué le ton de la vision duCameroun, qui se veut un pays émergent à l’horizon 2035, à ce rendez-vous au«double enjeu stratégique et économique». Sauf autre bout, pense une certaineopinion, le président Biya gagnerait davantage, lors de ces sorties empreintesd’économie et de business, à avoir dans ses rangs officiels et officieux cesopérateurs économiques.

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