FERGUSON! Les fantômes du passé resurgissent plus vivants que jamais !

"YES WECAN" Nous y avons cru et malgré notre foi dans le changement, l'Amériqueest en deuil et a perdu ses illusions.

Pourquoi tant de haine et de déchirement sur le sol américain ?

Pourquoi tant de déception après tant d'espérance pourcette grande nation qui se prévaut d'être démocratique alors qu'elle est denouveau hantée par son passé racial ?  

Ferguson vit au rythme d'un passé pestilentiel et nousserions tenté d'affirmer qu'il n'est rien de nouveau sous le soleil. Pourtant,tous y avaient cru !

Non ! Décidément, l'Amérique n'est pas ce qu'elleprétend être et ses rues ne sont pas pavées d'or. Loin s'en faut. Pourtant,lorsque Monsieur Barrak Obama, premier  président afro-américain fit sonentrée à la Maison Blanche, tous les espoirs étaient permis; Lui-même criant àqui voulait l'entendre : YES WE CAN - NOUS LE POUVONS! Son désir de changementdes mentalités ségrégationnistes était porté par une nation désireuse dechanger de cap.

J'ai le souvenir de ce racisme volontaire établit surle sol américain, là où le "missié blanc" asservissait celui qu'ilvoulait dominer dans une soi-disant légitimité reconnue de tous. Pourquoices souvenirs ? Parce qu'ils demeurent vivants dans la mémoire de magénération, quand le pasteur Martin Luther King disait, le 28 Août 1963 : Ihave a dream - j'ai un rêve !  Sa démarche est perçue et suivie parJ.F.K dans sa lutte contre la ségrégation raciale qui sévit fortement auxEtats-Unis : il obtiendra satisfaction mais bien vite, l'Amérique combattantepour les droits des hommes libres pleurera son leader assassiné.

FERGUSON! Que savons-nous de cette ville qui faitparler d'elle par ses actes de violence extrême ? Elle est si loin, etpourtant si près de nous. Voilà maintenant plusieurs jours que cette ville està feu et sang parce qu'un homme a outrepassé ses droits et qu'un jeune homme aperdu sa vie.

Au-delà de ce qui arrive, c'est la crédibilité d'unseul homme, le président B.Obama qui est remise en doute. Comment intervenirafin d'obtenir l'apaisement des tensions qui ont mis la ville sansdessus-dessous et fait plusieurs dizaine de morts. Alors que l'Amérique s'en va-t’enguerre contre des nations qui connaissent la discorde sur leur sol, alors quecette dernière n'est pas capable de remettre de l'ordre dans sa propre maison,que faut-il en penser? La violence secoue l'Amérique comme il y a longtemps,tout en  essayant d' afficher un caractère d'alliance entre lesminorités raciales;  Alors quoi? Pourquoi ce regain de haine et tout cesang versé? Au nom de quelle démocratie un pays peut-il exploser enviolence, tout en faisant la leçon à d’autres ?

Regardez-moi, mais ne m'imitez-pas! Voilà la nouvellemaxime de l'Amérique d'Obama!

Sommes-nous des étrangers à ce climat pollueur quinous pourrit la vie? Est-ce que nous-même, en Europe, sommes épargnés dans cesexactions qui nous paraissent antédiluviennes? Non! Nous pouvons nous moquer,pointer le doigt, nous aussi avons sur le sol européen des haines ancestralesqui nous ramènent à des temps anciens, quand il y avait des pogroms, des luttesfratricides porteuses du germe du nazisme ravageur.

Nous fêtons des anniversaires la main sur le cœur,mais avec pour beaucoup un esprit de revanche.  L'Europe devait fairedisparaître à tout jamais ces clivages raciaux, tout comme cette électionhistorique américaine; Qu'avons-nous vu? Qu'avons-nous vécu de ces espérancesen trompe l’œil justes bonnes à faire grimper le thermomètre des sondages pourles futures élections.

Des élections annoncées, choyées, bichonnées... Lesmeilleurs, celles qui vont tout changer! Et blablabla... nous assistons à desévénements qui devraient nous donner le frisson et nous faire souvenir de ceque nous avions dit : plus jamais ça !

Il avait été dit "Yes we can" mais est-ceencore de rigueur?

Je me souviens d'une de mes tantes, belle à en mourirdit le proverbe, rousse aux yeux verts! Un homme bouleversa sa vie et la voilàmariée à un militaire, de surcroît afro-américain, C'était le temps des annéesou la frivolité fracassait les idéologies de papa, et ou la jeunesses'affranchissait de la dictature des adultes. L'Amérique adulée, celle quiinondait les ondes radios avec le rock n'roll, nous offrait également unevision d'horreur par son racisme qui faisait des morts et semait l'injustice. Acette époque que nous pensions révolue, un humain de couleur ne pouvait pasprofiter des mêmes avantages que les blancs, pas d'universités ouvertes pourles étudiants, pas de travail aussi... LE RACISME vivant ! Telle l'hydremonstrueuse à 7 têtes, il est toujours présent et nous assistons à larenaissance du phénix. Monsieur Martin Luther King, qu'est-ce qui est changéaujourd'hui? Rien, ou pas grand chose! Juste le sentiment que c'était possibleavec un peu de bonne volonté ! Juste « yes we can » et c'esttout !

J'imagine la tension qui peut régner dans un teldésordre, et surtout je me pose la question de savoir comment le Présidentaméricain peut demeurer stoïque afin de ne pas faire s'envenimer les choses.Quel gâchis   tout de même!

Il y a une urgence extrême a régler le problème avantde le voir s'envenimer ; Tout ceci a un tel air de déjà vu qu'il nefaudrait pas que la nation entière retombe dans ce pourquoi des milliers sontmorts pour que vivent démocratiquement des hommes et des femmes de toutesnations, de tout bord, de toute couleur. Le sang de l'homme, quelle que soit lacouleur de sa peau, est d'une couleur universelle : il est rouge !

« Yes We can! » Nous voulons encore y croiremalgré ce à quoi nous assistons en tant que spectateurs. Des blessés, desmorts... au nom de qui et pourquoi? A cause d'une politique qui n'a faitqu'effleurer les problèmes sans les approfondir véritablement. Une présidenceest difficile a assumer, et même les meilleurs s'y sont cassé les dents. C'estpourquoi il est un défi à relever, avant que les fantômes du passé ne sortentde leurs tombes. Si rien n'est fait pour changer le climat de violence quis'affirme , la puanteur qui s'élèvera couvrira toute la surface de la terre,car il est d'autres lieux qui connaissent pareilles tragédies.

Arrêtez-vous avant qu'il ne soit trop tard! N'est-ilpas déjà trop tard?























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