Les autorités sénégalaises ontconfirmé ce vendredi matin le premier cas de virus Ebola enregistré dans lepays. Le ministre de la Santé a fait une déclaration devant la presse, aprèsque certains organes d’informations ont donné l’information.

Dans son adresse, le responsable dudépartement de la Santé, ancien haut fonctionnaire des Nations Unies à traversle programme de lutte contre la malaria, a notamment fait cas d’analyseseffectuées dans un laboratoire dakarois qui confirme ce cas. Un cas stable apar ailleurs précisé l’officiel sénégalais mais, cela n’empêche que la peursoit ambiante.

Et pour cause, depuis les premierscas de cette maladie en Afrique de l’Ouest et le nombre de plus de 1500 mortsenregistrés, le Sénégal semblait épargné.

Les choses n’en avaient pas pourautant prises au sérieux, comme en attestent la détention d’un journalisteayant donné une fausse information sur le virus Ebola, la fermeture desfrontières avec la Guinée, avant leur réouverture. Une mesure dont la fiabilitéfaisait d’ailleurs débat.

D’ailleurs au résultat, lessceptiques ont eu raison, étant donné que le cas enregistré est venu de laGuinée. Il s’agit d’un à l’université de Conakry, la capitale guinéenne, envacances au Sénégal. Seulement, le jeune homme avait disparu en Guinée depuisl’identification de sa maladie mais son signalement a permis de le retracer etde pouvoir donc lui mettre la maindessus.

Aujourd’hui, après donc la Guinée,le Libéria, la Sierra Leone, la Côte d’Ivoire, le Nigéria, pays d’Afrique del’Ouest, le Sénégal est à son tour touché par le virus Ebola.

Un seul cascertes, mais un cas suffisant pour faire peur. Sans surprise du reste ! Acause notamment du bruit fait autour de cette maladie d’un côté, et de l’autrel’ancrage solide chez les Sénégalais d’habitudes favorisant la propagation duvirus. Ce sont par exemple le contact avec les poignées de main de salutation,très usuelles au Sénégal, la préparation des morts suivant le rite musulman.Les mesures préventives sont mises en branle par les autorités sanitairessénégalaises mais la peur est réelle, comme on le sent par les échanges sur lesréseaux sociaux.

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