Tenue du 29 septembre au 1er Octobre 2014 dans laville de Yaoundé, la première édition de la semaine de la tenure à travers lacoalition Initiative des Droits et Ressources (RRI) s'est penchée sur les questions du respect des droitshumains des populations locales et autochtones au Cameroun.

Au cours des trois jours qu'auront durés travaux il aura étéquestion de voir les réformes en cours dans l'administration publique, enmatière de gestion du patrimoine domanial, et d'y dégager des propositions.

Pour ce faire diverses couches socioprofessionnelles ont étémises à contribution. Il s'agit entre autres, des chefs traditionnels, qui sontles garants des eus et coutumes faisant parti du patrimoine culturel de nosvillages ; des femmes, généralement délaissées pour compte en matière de redistributiondu patrimoine foncier ; des peuples dits autochtones, marginalisés dufait ; des organisations non gouvernementales ; des parlementaires.

Des travaux de Yaoundé sur les questions de tenure, il s'estdégagé des points forts, tenant essentiellement compte de la réalité et desspécificités propre à nos villages ainsi que de l'intérêt à porter à l'endroit dela gente féminine et des minorités.

De ce fait, les orientations, en terme de propositions, quiémanent de manière globale de ces travaux, portent sur : l'érection de nosvillages comme dernier maillon de l'administration territoriale, dans leprocessus de décentralisation en cours ; de la reconnaissance au village,du droit de propriété de son sol sur le territoire national ; de lareconnaissance de la validité du droit coutumier dans la recherche dessolutions en ce qui concerne les litiges d'ordre foncier ; de la nécessitéde ne forcement pas lier la propriété foncière à un quelconque investissementsen termes d'exploitation agricole ou encore d'érection de bâtisse ; deressortir avec clarté, le rôle et la place du chef coutumier dans la résolutiondes problèmes fonciers ainsi que de la reconnaissance du droit foncier auxfemmes et aux franges les plus faibles et démunies à l'instar de la jeunesse etdes personnes handicapés.

Pour ce qui est des peuples autochtones, la nécessité dereconnaitre de manière conventionnelle leur espace de vie s'impose. La terre,selon le représentant de ces populations, n'étant pas uniquement mise en valeurà travers l'agriculture ou toute autre forme agréer par l'administration. Cettenouvelle perspective est appelé, de tous les vœux des autochtones, à fairepartie des mesures à prendre en compte dans la conception des projets dedéveloppement.

Mais à cela s'ajoute le concept de village au sens desinstitutions étatiques, qui pose un grand dilemme. Les chefferies et villages despeuples pygmées (Bakaa) et Bororo ont des particularités qui ne sont cellesbantous ou d'autres tribus. Il convient ainsi de les reconnaitre et leuradapter un statut.

La restitution des terres et territoires originels despeuples autochtones, dans la perspective d'une meilleur mouvance de cesdernières n'aura pas été en marge de cette semaine d'échanges pour une apologie.

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