Le constat est amer ce lundi 3 novembre 2014, dans lasalle des conférences du ministère des transports : 340 auto-écoles surles 442 recensées par le ministère des transports du Cameroun sont nonconformes ou fonctionnent dans l’illégalité. En valeur relative, ce résultatreprésente 80 % des auto-écoles qui fonctionnent en marge de la norme prescritepar les autorités en charge de ce secteur, de nos jours névralgique.

Le gros des effectifs à problème se retrouve dans lesprincipales régions à forte activité de transport que sont la région du Centreet la région du Littoral. La seule ville de Yaoundé dans le Centre, compte 142structures de formation à la conduite en déphasage avec les normes, tandis quele Littoral s’en sort avec 112 auto-écoles dans la même situation.

Cependant, pour ce qui est des structures ne possédantpas le minimum de commodités exigées par le ministère de tutelle en matière deformation des conducteurs, la région du Nord reçoit la palme d’or avec 9auto-écoles sur 10 en marge, soit 90 % de son effectif. Il est paradoxalementsuivi dans ce classement, par la région du Sud, qui compte 87,5% de soneffectif total, en déphasage avec les normes, soit 7 auto-écoles sur 8 ;dans cette suite, la région de l’Extrême-Nord occupe le troisième rang avec 6structures sur 7, non conformes, soit 85 % et le quatrième est occupé par larégion de l’Adamaoua qui compte 7 structures de formation à la conduite sur les9 recensées, qui sont non conformes, soit 78 %.

C’est donc dire que leseptentrion camerounais apparait comme la lanterne rouge de la conformité. Uneréalité qui tranche pourtant d’avec le quasi inexistence de structures fictivesou clandestines, qui fait de cette zone la moins infesté par les structurespirates.

Le ministre Robert Nkili, dans son propos, a indiquéla mutation du concept auto-école en principe de centre de formation à laconduite automobile.

Des centres de formations que le ministre voudrait plusappropriés, avec un minimum d’espace d’environ 500 mètres carrés, possédant desvéhicules et toutes les commodités en matière de formation à la conduite, desplus adéquates.

En outre, le ministre camerounais des transports aengagé la suspension des structures en marge de la loi, ainsi que celle desauto-écoles convaincues de sous-location des agréments, pour une durée d’un an.

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