Laliberté de la presse est l’un des principes fondamentaux du système démocratiquequi, malheureusement, n’est pas respecté à l’échelle mondiale.

Larédactrice en chef du quotidien Avadhnama, Shirin Dalvi, a été arrêtée pendantquelques heures ce jeudi par les autorités à Bombay. Son crime ? Avoiraccepté la publication de la Une du numéro 1178 de Charlie Hebdo. Cellereprésentant une caricature du prophète Mahomet tenant une pancarte « Jesuis Charlie ».

Selonle code pénal du pays, « les actes délibérés et malveillants » sontpunis. Surtout quand ils vont à l’encontre des croyances religieuses.

« Nousl'avons arrêtée, présentée au tribunal, qui l'a remise en liberté souscaution », explique le responsable de la police.

Lejournal quotidien Indian Express a confié que de nombreux lecteurs sont rentrésen contact avec la police de la ville après qu’ils aient découvert la Une deCharlie Hebdo publiée dans les journaux.

Laune qui dérange

Lesprotestations organisées contre Charlie Hebdo sont survenues après la Une qui a suivi les attentats du 7 janvier à la rédaction du journal satirique.

Nigéria,Pakistan ou encore Egypte, nombreux sont les pays où les populations ontdéfilé dans les rues afin de manifester leur mécontentement face auxcaricatures. Des drapeaux de la France, des représentations du Chef de l’Etat,François Hollande, et autres personnalités politiques, ont été piétinés etdétruits sous les flammes.

« Nous ne sommes pas Charlie, nous sommesKouachi ! » pouvait-onentendre dans plusieurs villes au Pakistan, il y a quelques semaines.

Vendredi 23 janvier, durant une énièmemanifestation, ce sont 15 000 personnes qui se sont présentées dans les rues afinde crier leur colère. « A bas Charlie Hebdo ! », « Mortà la France !

» fusaient de toutes parts. Des manifestations violentes, qui ontcoûté la vie à plusieurs personnes. On compte pas moins de 10 morts et 173blessés au Nigéria.

Au Maroc, à la sortie de la prière duvendredi, une centaine de personnes s’est réunie à Salé pour faire savoir leuropposition aux caricatures du journal satirique français, une nouvelle fois.« Je ne suis pas Charlie » et « Je suis Mohamed » étaientles principaux messages visibles sur les pancartes brandies par lesmanifestants.

« Je suis la Palestine qui se fait voler, la Syrie qui sefait bombarder, l’Afrique qui se fait massacrer. Mais je ne suis pas Charliel’islamophobe » s’est exprimé un homme très remonté. 

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