Les vendredis, jour de la prière hebdomadaire en Islam,servent souvent aux manifestations prolongeant la vénération de dieu. Lerassemblement de tradition religieuse, perdant sa communion paisible avec une simplicitédéconcertante,  se transforme en troubles à l’ordre public. Dès lors que des agitateurs reconduisent la prière en contestation, sa portée se politise. 

C’est pendant des regroupements pour les oraisons religieuses, les cinq prièresquotidiennes en islam et leur summum de la semaine, que les réseaux, de l’islampolitique, endoctrinent les innocents et tissent des consensus de croyants pourleurs desseins.

Comme diriger la foule à manifester… 

Une semaine après le massacre terroriste qui a visé larédaction de Charlie-Hebdo à Paris, pas moins de dix nations, à forte communautés musulmanes, se sont enflammés. Sur la Une du dernier numéro, figurait une caricature ayant été été désigné comme étant le prophète Mahomet portant, sur un fond verdâtre, la pancarte avec le slogan ayant fait le tour du Monde: Je suis Charlie.  Suite à la nouvelle parution de l’hebdomadairesatirique, l'islamismevirulent qui ne négocie pas l’application de la charia, anime des marches appelant ouvertement à l'inquisition. 

Les pays qui ont eu d’imposants cortèges, revendiquant lasacralisation de l’envoyé d’Allah par rapport aux expressions de caricatures, dont la presse Française qui n’a pas d’égale dans le Monde au regard de l’ensembledes médias satiriques occidentaux, sont le Pakistan, l’Algérie, le Yémen et le Nigéria.

Fiefs ou mosquées ?

Dans la région nord du pays africain le plus peuplé, le Nigéria, qui vit unehorrible déferlante terroriste, ayant causé 2000 morts et pas moins de 16villages détruits, le jour même de l’attentant du 11 janvier dans la capitalefrançaise, des commerces, établissements publics, quatre églises et uncentre culturel français ont été incendiés ou saccagés.





Dans plusieurs villes d'Algérie, devenu le plus vaste pays du continent après la partition du Soudan, des manifestations ont été misesau point par les islamistes. Ces derniers bénéficient d’unetolérance anticonstitutionnelle, accordée par des décideurs cloîtrés etinopérants. Ce réveil des forces du fascisme a choqué de nombreux Algériens, atrocement traumatisés par la « décennie noire » des années quatre-vingt-dix,dont la cruauté est l’une des plus monstrueuses qu’ait connu l’humanité à la fin dudernier millénaire.

Le mutisme, voirel’absence totale du président Bouteflika sur la scène politique, est le pointd’orgue du passage à l'acte par les intégristes. La sortie de quelques trois à cinq milles protestataires des mosquées de la capitale, après la prière du vendredi 16 janvier, est l’indice probant de la ruine de laclasse politique algérienne, tant du pouvoir que d’opposition. 

La première est handicapée par l’aphasie du raïs. Et laseconde complètement réduite, depuis 1990, à une chimère, où l’exclusion desparoles dissonantes aux lignes de conduite approximative, marginalisenombreuses intelligences et talents, pouvant pourtant lui donner forces...

Les manifestants d’Algérie ont scandé des slogans vénérant leDaesh, le terrorisme régissant les territoires à cheval entre laSyrie et l’Irak.

Ils ont aussi fait des truands français, les frères Kouachi, devaleureux martyrs, comparables aux héros nationaux.  Par ailleurs, les autorités algériennes attendent le rapatriement pour crime de Djamel Beghal, le mentor des Kouachi et de Coulibaly.

Non seulement l’indéfendable cause de vouloir, au nom du prophète, censurer descaricaturistes français, met en lien les islamistes algériens. Mais elle leur permet, encore comme par le passé, de manipuler la spontanéité de croyants ayant accompli leur office hebdomadaire. Cette présence, dans les rues d'Alger, démontre que la capacité de mobiliser les foules qui ne reculent devant rien, est à la merci de l'obscurantisme... 

Ne manquez pas notre page Facebook!