Des étudiants étaient sortis dans les rues pourmanifester leur désaccord avec une loi dans le domaine del'éducation qui allait contre la démocratie selon eux. Ces derniers, àl'aube des élections législatives, voulaient simplement partager leurpoint de vue, mais voilà que tout a débordé. Les forces del'ordre ont dispersé la foule de manifestants et ont arrêté 127d'entre eux ce mardi 10 mars.

Cet événement répressif rappelle les moments de la junte dictatoriale d'avant 2011. Aumoment de la dispersion de la foule, la police mentionnait deschiffres beaucoup plus faibles, mais les autorités ont finalementajusté le nombre d'arrestations officielles qui est davantage prochede ce que les organisateurs mentionnaient, c'est-à-dire plus d'une centaine.

Des blessés des deux côtés

Les forces de l'ordre ont été victimes de pierres lancées en leur direction. Seize policiers seraient à l'hôpital en cemoment suite à leurs blessures. Du côté des manifestants, nombred'entre eux sont sérieusement blessés et doivent subir des examens,les chiffres officiels ne sont pas publiés.

« La police nous a battu à coupsde matraque, a dit un participant. Ils ont emmené plusieurs d'entrenous dans des camions. » Ce dernier était réfugié dans unmonastère bouddhiste pour soigner ses blessures. « Ce type derépression est totalement contre l'esprit démocratique, » ajoutait-il.

Le représentant du gouvernement, YeHtut, a justifié l'usage de la force « en raison des attaquesdes étudiants sur les barrières qui les empêchaient de continuerleur marche.

» Ils étaient environ 150 étudiants quimarchaient depuis une semaine en direction de la métropole birmane.Human Rights Watch a dénoncé l'usage excessif de la force par lesautorités.

Une réforme éducative nondémocratique

Cette réforme est jugée nondémocratique par les étudiants. Ceux-ci réclament un enseignementdans les langues des ethnies du pays, le droit de se syndicaliser etune décentralisation du système éducatif.

Les étudiantsreprésentent une force politique importante en Birmanie étant àl'origine de plusieurs mouvements contestataires pendant les annéesde la junte. Plusieurs experts ont peur que le régime en placerevienne aux années sombres de la Birmanie à quelques mois d'élections démocratiques. L'attitude répressivedes autorités leur donne raison.

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