L'Association d'Alpinisme du Népal afait une sortie publique cette semaine pour dénoncer la quantité dedéchets laissés par les équipes qui vont faire l'ascension du pluthaut sommet du monde. Les membres ont insisté sur le fait que lesgrandes quantités de déchets humains risquent de provoquer desproblèmes sanitaires en transmettant des maladies aux communautésqui vivent aux alentours.

Le représentant de l'association, AngTshering, insiste sur le fait que les 700 alpinistes qui y viventdeux mois par année y laissent de grandes quantités d'excrémentset d'urine qui ne sont pas évacués: « C'est un problème quin'est jamais abordé et qui doit l'être tôt ou tard, »disait-il aux journalistes de Katmandou.

Il a demandé au gouvernement népalaisde faire en sorte que les alpinistes de passage prennent leursresponsabilités: « Il faut garder la montagne dans un bonétat. » Les humains ont une fâcheuse tendance àoublier ce qu'il ne voit pas et les déchets humains sont moinsvisibles, mais sont présents.

La collecte des déchets sera imposée

Il est vrai que les alpinistes passentdes semaines à s'acclimater au manque d'oxygène. Ils montent etredescendent plusieurs fois. De l'équipement est disponible au camp debase, mais il n'y a pas de toilettes, et encore moins aux campsintermédiaires sur la route vers le sommet.

Il est coutume pour lesalpinistes de faire des trous dans la neige et y faire leurs besoins.Ils les enterrent et continuent leur chemin en leur fosse improvisée. Les excréments demeurent,se congelent et y restent des années puisque le sommet est constammentsous le point de congélation.

Plusieurs missions de nettoyage ont eulieu au cours des dernières années. Cette saison une mesure seramise en place afin de contrôler les déchets.

Toutes les équipesauront l'obligation de ramener leurs excréments ou ceux des autres dans des sacs en plastique sans quoi ils perdront leurdépôt de 4 000 dollars. C'est un premier pas et encore une fois,malgré la bonne volonté des gens, c'est le porte-feuille quidemeure la meilleure sanction pour forcer l'être humain à sepréoccuper de son environnement.

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