Les autorités saoudiennes ont écritune lettre à l'Assemblée nationale du Québec afin de demander auxpoliticiens de ne pas faire d'ingérence politique dans le cas dublogueur Raïf Badawi. La missive de l'Arabie Saoudite est claire. Elle ne tolérera aucune ingérence québécoise dans ce dossier.L'ambassadeur saoudien a transmis cette lettre au président del'Assemblée nationale, Jacques Chagnon au début du mois de mars. Ilfaut rappeler que des organismes de droit québécois ont décidé deservir la cause du blogueur et de l'aider à se défendre.

Historiquement, le Québec n'intervient pas souventdans ce genre de dossier.

Mais le cas de Raïf Badawiest spécial. Sa femme estréfugiée à Sherbrooke au Québec. De plus, les Québécois sontfondamentalement pour la liberté d'expression sous toutes sesformes. Ainsi, comment l'Arabie Saoudite peut-elle être surprise parune initiative pour défendre la libre expression? Car, ultimement,c'est le point litigieux. L'Arabie Saoudite ne permet pas la libreexpression. Sans quoi, Raïf Badawi ne serait pas derrière les barreaux.

Les députés de l'Assemblée nationalesupportent à l'unanimité la cause du blogueur. Ils ont adopté enfévrier dernier une motion demandant la libération du jeune homme.C'est une question de principe.

Pas d'ingérence, point final ! 

L'Arabie Saoudite ne fait pas dans ladentelle.

Le pays exprime clairement son point de vue. « LeRoyaume n'accepte aucune attaque au nom des droits de la personne,particulièrement quand sa constitution s'appuie sur la loi islamiquegarantissant les droits de la personne, » écrivent lesreprésentants saoudiens dans leur lettre. Est-ce que l'on peutquestionner la définition des droits de la personne en ArabieSaoudite?

Écrire un blog, que l'on soit d'accord ou non avec lepouvoir ultime de son pays, demeure dans les règles. Ce n'est pas un crime aux dernières nouvelles.

Alors, les autorités saoudiennes démontrent que laliberté d'expression n'existe pas dans leur pays. Le gouvernementest constamment critiqué au Québec, mais les écrivains necroupissent pas en prison pour cela.

Voilà comment fonctionne unÉtat de droit! Les politiciens québécois ne semblent pas vouloirretirer leur motion et demandent toujours la libération de RaifBadawi!

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