Des points de suture irréguliers etmal faits, des taches de sang, des plaies, des traces de rouille surla plupart des drapeaux occidentaux. Voilà ce que l'on peut voirdans la nouvelle campagne choc de l'association 28 Too Many. Lemessage se veut fort et sans appel. L'association qui lutte contreles mutilations faites aux Femmes, a sollicité l'aide de l'agence decommunication britannique Ogilvy et Mather. En mettant en scène lesbannières des pays occidentaux, l'agence veut rappeler quel'excision n'est pas une pratique réservée au continent Africain,et que la lutte contre cette coutume d'un autre temps est l'affairede tous.

"Chaqueannée trois millions de femmes et de filles sont exposées au risqued'excision en Afrique, en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, enAustralie, en Asie ou au Moyen-Orient et dans de nombreux paysEuropéens"rappelle l'association sur son site. Association qui doit son nom enréférence aux vingt-huit pays africains dans lesquels l'excisionest une pratique courante, et qui a fait de la lutte contre lesmutilations génitales son cheval de bataille.

Onestime à plus de 130 millions de femmes victimes de mutilationsgénitales à ce jour. 28 Too Many sur son site internet, et àtravers les différents réseaux sociaux, appelle les internautes àlutter contre ces pratiques en faisant des dons qui permettront unemeilleure information auprès des populations concernées, et lapossibilité de prendre en charge les victimes de ces agissements enles orientant vers les autorités et les services sociaux concernés.Elle nous incite aussi à prévenir la police ou à saisir la justicedans le cas de suspicion d'administration de ces mutilations.

Endéfendant l'idée que lutter contre ces actes est la responsabilitéde tous, l'organisation tente à travers cette campagne lancée dèsla fin du mois d'avril, de sensibiliser un maximum de personnes.

Lalutte contre l'excision qui s'amplifie depuis quelques années, estreprise par de nombreuses ONG et autres organisationsinternationales, qui s'évertuent à travailler en collaboration avecles communautés et les différents gouvernements des pays où l'oncontinue de la pratiquer.

Il existe de nombreux pays où cettetradition portée par des superstitions et croyances séculaires estencore très répandue et légale. Rappelons qu'au-delà desconséquences sur la santé physique et psychologique des filles etjeunes femmes sur lesquelles elle est pratiquée, la mutilationgénitale est considérée comme étant une violation des droits desfemmes.

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