L’Irlande est le 19ièmeEtat dans le Monde, le 14ième en Europe à avoir légalisé le mariagehomosexuel, vulgairement appelé mariage gay. L’Irlande est un pays catholique à88,4% (http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/irlande/presentation-de-l-irlande/),lapopulation est estimée à 4,6 millions d’habitants, la victoire du « oui »en faveur du mariage homosexuel est implacable et irréfutable.

En France, il n’y a paseu de référendum. En revanche, on a assisté à des débordementspolitico-religieux inacceptables pour les uns, acceptables pour d’autres surune question qui va au-delà de la religion et qui appelle à une réflexion très approfondiesur le fonctionnement du mariage, de la société, de l’existence des enfants en France.

L’exemple de l’Irlande surle plan politique et sociétalo-religieux vient de nous montrer la différenceentre les pays anglo-saxons et les pays latins. Dans les pays latins comme la France,l’hypocrisie est la règle. C’est vrai des mariages gays, mais c’est aussi vraides mariages hétérosexuels mixtes. On accepte du bout des lèvres ce type d’unionen public, mais, en privé, on est d’accordpour condamner ce type d’organisation sociétale. Heureusement que les individusconcernés par ce type d’union en France ne tiennent pas compte de cesadmonestations idéologiques et religieuses de la part de leurs amis et parents,et franchissent le Rubicon en épousant la personne de leur choix, quels que soientson origine et son sexe.

Dans les pays anglo-saxon,même très catholiques comme l’Irlande et à la différence d’un pays comme la Francequi privilégie la loi, c’est la légitimité qui l’emporte, c'est-à-dire la voixdu peuple et du référendum. Il faut que dans les démocraties occidentaleslatines que le principe de « votation » à la Suisse, c'est-à-dire desréférendums fréquents sur les sujets qui engagent le pays soient à l’œuvre.

Onpeut toujours dire que la votation est possible en Suisse grâce à la petitetaille du pays et à une population peu nombreuse par rapport à un pays comme laFrance, mais, tout de même, lalégitimité du peuple doit l’emporter sur la loi, même si nous sommes dans desdémocraties représentatives.

L’exemple de l’Irlande estrelativement significatif pour les grands débats de société qui doiventpermettre à tous de donner leur point de vue.

J’ai bien peur que, dans un paysjacobin et centralisé comme la France, cette initiative que j’évoque soitimpossible et que toutes les incantations pour une démocratie participative desFrançais ne demeurent qu’un feu de paille dans le pays de Molière et de Descartesdans lequel le principe de raison n’est qu’un argument de débat théorique etnon pour l’action.

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