L'avenue principale de la ville deMexico était congestionnée par les chauffeurs de taxi lundi.Normalement, elle est très lente aux heures de pointe en raison desnombreux taxis. Cette fois, ils obstruaient le trafic pour desraisons plus légitimes. Ils demandaient aux politiciens d'interdirele service Uber dans la ville en raison d'une concurrence déloyale.Les chauffeurs de taxi perdent une grande partie de leur clientèleen raison des services à bas prix offerts par les propriétaires del'application pour smartphones.

Ainsi, les chauffeurs de taxi étaientenlignés sur l'avenue Paseo de la Reforma avec des slogans écrits surleurs pare-brises disant « Dehors Uber ». Pour eux, cetteapplication ne permet pas une réelle concurrence sur le territoire de lacapitale mexicaine. Ils ont raison sur plusieurs points. D'abord, lesvoitures fournies par Uber sont de loin plus agréables pour unpassager. Plus récents, plus propres, plus luxueux, les véhiculesde l'application pour les appareils mobiles offrent uneexpérience plus agréable aux passagers.

Le problème est que leschauffeurs de taxi n'ont pas accès aux tarifs et aux taux de créditpréférentiels pour l'achat de véhicules comme l'entreprise Uber.

Des conditions égales pour tous

Ainsi, les principales revendicationsdes chauffeurs de taxi sont liées au fait que la compagnie Uberbénéficie de taux préférentiels. « Si nous avions lapossibilité d'acheter des véhicules à crédit comme le font lespropriétaires du service Uber, nous pourrions également avoir demeilleurs véhicules », expliquent un chauffeur de taxi quiinsiste sur le fait qu'il a trois fois moins d'appels depuis août2013.

C'est le moment où a débuté le service dans la ville deMexico.

Une question de concurrence déloyaleseulement?

Les chauffeurs de taxi peuvent se poserla question si ce n'est qu'une question de concurrence déloyale. Ilest vrai que les services d'Uber sont plus avantageux au niveau desprix. Mais les véhicules ne sentent pas la fumée de cigarette, ilssont très propres et très bien entretenus.

Pour avoir faitl'expérience des deux, ils donnent simplement plus de confiance auclient qui n'a pas besoin d'avoir de l'argent en effectif sur lui aumoment d'entrer dans le véhicule. C'est le grand avantage du servicedans un pays où il est parfois difficile de faire confiance auxautres au moment de parler « argent ».

Uber est interdit à Sao Paulo et en Espagne pour des raisons de concurrencedéloyale. Au Mexique, voici une opportunité de se questionner sur les services de taxi et leur qualité.

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