Après la Suisse, la Belgique, Montréal et l'Assemblé nationale du Québec, c'est au tour du Parlement duCanada de recevoir les parents des 43 élèves disparus de l'écolenormale d'Ayotzinapa, de la ville d'Iguala, dans l'État de Guerrero.Les parents se sont présentés devant des représentants desAffaires étrangères canadiennes pour s'assurer que le pays allaitmettre la pression sur les politiciens et dirigeants mexicains.Les parents ne croient pas la version officielle du gouvernement etveulent retrouver leurs enfants.

Hilda Legideno Vargas, mère de l'und'entre eux, est venue à Ottawa pour raconter son histoire. Elleétait à Ottawa pour expliquer que les autorités mexicaines ontessayé d'étouffer l'affaire. Elle espère avoir convaincu lesCanadiens afin que ces derniers puissent intervenir et qu'elle et lesparents des 42 autres étudiants reçoiventdes réponses à leurs questions.

Lelien de confiance est brisé avec la population

Leproblème pour les autorités mexicaines est que les histoiresinventées ne fonctionnent plus. Les citoyens veulent la vérité etsont prêts à tout pour y parvenir. La population veut de latransparence. Bien que les autorités veulent inculper lesresponsables du meurtre des étudiants (selon la version officielle),peu de gens croient en cette dernière puisqu'elle n'est pasdémontrable autrement que par des faits circonstanciels. Les parentsont lancé une croisade pour retrouver les restes de leurs enfants, sice n'est pas leurs enfants vivants qu'ils retrouveront. Ils veulent la vérité.

« Jesuis ici pour que le plus de gens soient conscients que legouvernement mexicain ne fait pas ce qu'il doit faire. Ainsi, lesautorités canadiennes ont un certain pouvoir et j'espère qu'ellesl'utiliseront pour mettre la pression sur le Mexique »,a-t-elle expliqué suite à son entretien avec les Affairesétrangères.

Laconseillère politique du ministres des Affaires étrangères a parléavec la dame. « J'ai voulu la sensibiliser à l'importance que leCanada appelle publiquement le Mexique à bouger sur ce sujet »,a mentionné Hilda Legideno Vargas. Un porte-parole d'AmnestyInternational était présent et ce dernier a indiqué que legouvernement canadien avait entendu les demandes, mais qu'il n'avaitpas pris d'engagement formel malheureusement. Ayotzinapa est devenuun phare pour le non-respect des droits humains qui est répandu dansplusieurs régions au Mexique.

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