Lavictoire du parti conservateur aux élections législatives permet à son leader DavidCameron de pousser son avantage concernant la relation Grande Bretagne/Europe. Cameronne surprend pas les dirigeants européens car il avait dit aux Anglais qu’en casde victoire, il proposerait un référendum pour le maintien ou non de la GrandeBretagne dans l’Union Européenne. Cameron estime que les réformes sontnécessaires en matière de politique de l’immigration et dans la protection dela City contre une volonté d’intégration de cette place financière, que lesAnglais et lui considèrent comme spécifique.

Camerona donc exhibé le principe du « Brexit » pour la sortie de la GrandeBretagne de l’Union européenne. Il a averti ses partenaires européens qu’ilrespectera ses engagements de campagne électorale. Cette façon de faire monter lesenchères permet à Cameron de lancer un clin d’œil à certains de ses amiseurophobes du Parti Conservateur, ainsi qu’à certains dirigeants du Parti UKIPqui estiment que le maintien de la Grande Bretagne au sein de l’Unioneuropéenne doit être discuté.

DavidCameron construit une politique européenne britannique en renforçant les divisionsentre l’Allemagne et la France afin d’arriver à ses fins.

François Hollande souhaiteque le référendum voulu par Cameron, s’il est mené jusqu’au bout, ne soit pasun justificatif et une arme de bataille électorale pour Marine Le Pen en 2017si le référendum proposé par Cameron se traduit par une sortie de la GrandeBretagne de l’Union européenne en 2016.

Vis-à-visde l’Allemagne, l’axe Berlin-Londres est au beau fixe, même si Madame Merkelconsidère que David Cameron fait monter les enchères et se demande si l’Allemagne,première puissance européenne, est capable de satisfaire les demandes duPremier Ministre Cameron afin que la Grande Bretagne reste dans l’Unioneuropéenne.

LaChancelière Merkel estime que Cameron, Premier Ministre anglais, poursuit lapolitique de Madame Thatcher qui a toujours estimé que les contributionsfinancières au fonctionnement de l’union européenne n’étaient pas toujours à lahauteur de ce que les Anglais attendaient en matière de fonds structurels etautres financements de l’Union européenne. A Paris comme à Berlin, on pense queCameron est fondamentalement européen, que la Grande Bretagne veut rester dansl’Union européenne, mais que l’exigence référendaire passe par la satisfaction desexigences et des demandes anglaises vis-à-vis de ses partenaires.

AParis comme à Berlin, on peut compter sur le patronat anglais, mais surtout surles financiers de la City qui estiment qu’un départ de la Grande Bretagne de l’Unioneuropéenne serait une catastrophe pour la City, première place financièreeuropéenne. Dans tous les cas, le Premier Ministre Cameron pose des questionsaux principaux dirigeants européens et attend d’eux des réponses précises enmatière de traité européen ou de modalités de participation financière etéconomique de la Grande Bretagne à l’Union européenne.

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