L’économienumérique et les nouvelles technologies regardent l’Afrique considérée commeune terre d’opportunités et de croissance. L’Afrique a raté les principalesétapes de la révolution industrielle car elle n’existait pas en tant qu’entitésouveraine. Ce n’est plus le cas aujourd’hui car l’Afrique est un espace d’expérimentationset de validations des pratiques numériques. Au Kenya, en Tanzanie et dans d’autresparties de l’Afrique, l’utilisation du mobile permet de faire des transactionsfinancières et commerciales. La révolution numérique favorise le sauttechnologique. Dans la plupart des pays africains, comme en Europe d’ailleurs,les jeunes s’approprient cette nouvelle révolution numérique. Cette appropriationest favorisée par les politiques volontaristes mises en place par les Etats,comme au Congo Brazzaville qui favorise et encourage l’accès au numérique.

Le numérique est partout en Afrique

Partouten Afrique, il y a des zones technologiques et des incubateurs qui sedéveloppent comme dans la vallée de Diamniadio au Sénégal, le Technopark à Casablanca ou le Konza Tecno City au Kenya.Le Forum Forbes Afrique à Brazzaville permet d’informer les opérateurséconomiques mondiaux sur les énormes chances que leur offre l’Afrique enmatière de développement de l’économie numérique. Comme dans l’analyse néoclassiquetraditionnelle du progrès technique qui valorise l’entrepreneur schumpetérien,il faut reconnaitre à Lucien Ebata, d’origine congolaise, patron de ForbesAfrique, sa capacité à valoriser au mieux le décollage de l’Afrique en se basantsur la digitalisation du continent.

Les conditions pour réussir ladigitalisation de l’Afrique

Pourla réussite de cette digitalisation, il faut réfléchir sur une architecture etune organisation qui impliquent un partenariat renforcé entre secteur public etsecteur privé, ce qui nécessite des investissements massifs en termes deformation des ressources humaines et des infrastructures. La relation entre économie numérique etdéveloppement n’est pas immédiate. Il faut créer les conditions réelles de cette relation en réfléchissant sur lechemin parcouru par la révolution numérique en Afrique, sur lescaractéristiques du modèle africain, sur les grandes tendances à venir et surles défis à relever. Il faut que l’Afrique numérique s’interroge sur lesresponsabilités des sphères publiques et privées dans la réduction de lafracture digitale en choisissant les solutions les plus innovantes pour lespopulations, mais surtout pour les grands secteurs de l’économie qu’il faudradévelopper.

C’esten fonction de la prise en compte de tous ces critères que l’Afrique peutespérer participer à la grande révolution numérique du monde. Il fautencourager la création d’une nouvelle génération d’entrepreneurs digitauxafricains. La révolution numérique doit dépasser le e-commerce en s’inscrivantdans une innovation des comportements en matière de production et d’industrialisationde l’Afrique de demain. C’est en tenant compte de tous ces éléments évoqués enamont que la révolution numérique sera demain l’accélérateur de la croissanceafricaine. 

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