53 soldats et un civil ont été retrouvés morts après une attaque terroriste contre le camp militaire d’Indelimane au Mali près de la frontière avec le Niger, a annoncé le ministre de la communication Yaya Sangéré, le vendredi 1er novembre sur Twitter. Le bilan est lourd puisqu'il s'agit de l'une des plus grosses pertes des FAMA (forces armées maliennes) mais il reste encore provisoire. “La situation est sous contrôle.

Le ratissage et le processus d’identification des corps se poursuivent”, a indiqué Sangaré, tout en faisant état de dix rescapés et de dégâts matériels considérables. Selon l’Agence France-Presse (AFP), des soldats maliens seraient également portés disparus.

L’attaque n’était pas été encore revendiquée vendredi soir. Depuis, des renforts ont été positionnés près de la frontière avec le Niger pour sécuriser la zone et poursuivre les assaillants.

Une répétition des attaques terroristes au Mali

Cet assaut fait en effet écho aux récentes attaques djihadistes dirigées contres les forces armées du Mali. En 2012, le nord du pays était contrôlé par des groupes d’Al-Qaïda alors alliés à la rébellion Touareg qui avait mis en déroute l’armée malienne. Ces groupes terroristes ont ensuite été dispersés suite à l'intervention militaire française Barkhane, initiée en 2013 dans le Sahel et le dans Sahara.

Aujourd'hui encore, l'intervention se poursuit.

Malgré ces mesures prises, les violences terroristes persistent et se sont même répandues dans le centre du Mali ainsi que dans des territoires frontaliers, dont le Burkina Faso et le Niger. Des violences qui se mêlent à des conflits intercommunautaires déjà bien présents et qui causent ainsi la mort de centaines de personnes.

Pas la première fois

En avril 2018, des djihadistes avaient tenté de prendre le contrôle de la force française Barkhane à Tombouctou, toujours dans le nord du Mali, ainsi que du « Super Camp » de l'ONU.

Un Casque bleu avait été tué et sept militaires français blessés lors de cette attaque qui dura plus de trois heures. Le 30 septembre et le 1er octobre, quarante soldats avaient trouvé la mort lors de deux attaques djihadistes dans les camps militaires de Boulkessy et Mondoro, non loin du Burkina Faso. En juillet, l’explosion d’un véhicule piégé devant la base française à Gao avait quant à elle blessé trois soldats.

Pour le ministre malien des Affaires Etrangères Tiébilé Dramé, la réponse face au terrorisme et à ses attaques répétées doit être "l'unité nationale". " Ce pays a besoin d’être rassemblé autour de nos forces armées et de sécurité", avait-il alors déclaré au média RFI, une semaine après l'attaque des camps militaires de Boulkessy et Mondoro.

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