Selon les sources médiatiques, lachansonnette n'est plus la même. Depuis la mise en place dugouvernement d'Alexis Tsipras et après avoir fanfaronné parmédias corrompus interposés, la fameuse Troïka, composée,rappelons-le, du Fonds monétaire international (FMI), dela Banque centrale européenne (BCE) et de la Commissioneuropéenne, semble quelque peu désarçonnée.

Comment la Grèce a-t-elle pu s'opposer aux forces et à la puissancede l'argent ?

Tout simplement parce que cesirréductibles grecs, soutenus par les peuples européens, ont décidéde demander un audit de la dette et le résultat de cet audit esteffarant : la dette grecque est déclarée illégale,illégitime et odieuse.

Sans rentrer dans des détails quirisqueraient d'enfumer davantage les citoyens grecs et européens, ilfaut simplement retenir que les banques privées qui détenaient laplus grosse partie de la dette grecque ont refilé « lapatate chaude » aux Etats, dont l'Allemagne et la Francequi sont donc devenus les principaux créanciers.

Eric Toussaint, un économistechargé de la coordination de la Commission d’audit sur la véritéde la dette grecque a ainsi déclaré :

« Ces dettes n’ontabsolument pas bénéficié à la Grèce. Elles ont été en réalitéoctroyées pour favoriser les grandes banques privées, notammentfrançaises et allemandes, lesquelles étaient les principalescréancières jusqu’au début de 2010. Nous estimons qu’une detteest illégitime dans la mesure où elle est accumulée sans respecterl’intérêt général, mais pour favoriser une minoritéprivilégiée. Les montants qui ont été octroyés par les 14 Étatsmembres de la zone euro, dont la France (10 milliards), ne sont pasarrivés dans les caisses de l’État grec, ils n’ont pas servi àpayer des retraites ou des salaires de fonctionnaires, à fairefonctionner des hôpitaux ou à maintenir en état desinfrastructures, mais à remplir les coffres des banques, lesquellesétaient par ailleurs à l’origine de la crise. »

Des assassins financiers

Les résultats de cet audit sont donclimpides et démontrent qu'une fois de plus les dirigeantseuropéens non élus peuvent être considérés comme desassassins financiers à défaut d'être à l'origine del'augmentation de la pauvreté débouchant parfois par des suicidesde citoyens dépouillés de leur argent et de leur dignité.

Les dirigeants de la Troïka doiventdonc être jugés et condamnés comme l'ont été par ailleursles banquiers de l'Islande et comme le seront très probablementd'autres banquiers, ceux qui n'auront pas le courage de se suicider àl'instar de quelques uns de leurs congénères, trop peu nombreux àvouloir fuir leur jugement dernier.

Propager et organiser cyniquement ladestruction des peuples ne mérite aucune clémence ni aucuneindulgence.

En d'autres temps, les peuples demanants, roturiers et gueux révoltés auraient réclamé « destêtes au bout des pics et des fourches » . De nos jours,la sentence pourrait se limiter à « du goudron et desplumes » en plein soleil sur la place publique. Et pourterminer, confiscation de tous les biens des banquiers mécréantset de leurs acolytes avec travaux d'intérêt général àeffectuer jusqu'à perpétuité et sans remise de peine.

Ce sera dur pour eux mais tellementréconfortant pour le peuple, non ?

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