'Le #Monde' renoue avec le #Mélenchon bashing. Tel est le titre choc du pamphlet de Jean-Luc Mélenchon, publié le 14 novembre sur son site de campagne. Ce dernier accuse le #journal de partialité dans ses prises de position contre lui, et vise deux rédacteurs en particulier. Il a tenu, en outre, à souligner un deux poids deux mesures dans l'écriture des journalistes du 'Monde'. Résultat : le réquisitoire n'a pas plu au quotidien, qui a condamné les propos du candidat, menaçant de l'attaquer en justice pour diffamation.

L'argumentaire de Mélenchon

Tout a commencé le 10 novembre, alors qu'une réunion sur la sécurité se tenait dans son siège de campagne.

Celle-ci a fait l'objet d'un article par Besse Desmoulières, qui a choqué le candidat. Il a ainsi riposté en pointant le fait que cette dernière l'ait rangé dans la même catégorie que les Verts, le PG et l'extrême gauche. Il a en outre souligné l'opiniâtreté de cette rédactrice à chercher la petite bête concernant tous ses faits et gestes.

"Ainsi, les pauvres rubricards restent accrochés à leur sujet comme les moules à leur rocher, parfois de si longues années."

Il a rappelé les vieux préjugés courants utilisés par sa détractrice, le manque d'originalité et de pertinence de ses articles. Il a même affirmé que cette dernière se focalisait sur lui car elle était victime d'une relégation professionnelle au sein de son journal, qui la frustrait. Il s'en est alors pris à monsieur Paolo Paranagua, qui a surgi en tant qu'analyste au quotidien sans que l'on ne précise son orientation politique.

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Ce dernier, en effet, n'a eu de cesse de critiquer les régimes socialistes latino-américains. Mélenchon a ainsi accusé la ligne éditoriale du 'Monde' d'être amie des néo-conservateurs étasuniens.

Réaction indignée du 'Monde'

Le journal n'a pas tardé à réagir. En effet, le lendemain, il publiait un article titrant "Les attaques de Jean-Luc Mélenchon contre des journalistes du 'Monde' sont inacceptables.". Il s'est défendu de toute partialité et a affirmé procéder à la même évaluation des propositions de sécurité de chaque candidat à la présidentielle. Il a par ailleurs affirmé son soutien aux deux rédacteurs visés par la chronique.