Cela n’a duré que quelques heures. Vendredimatin, Mediapart, L’express, France Info, le Parisien,  Marianne, Slate,Le Vif et d’autres sites d’information ont été temporairement hors-service. Siplusieurs médias ont évoqué la possibilité d’une cyberattaque motivée par uneintention criminelle – voir djihadiste-, la société qui héberge ces différentssites s’est hâtée d’expliquer que cette coupure était la résultante d’une pannetechnique.

À13 h, Oxalide a tweeté : « Les premiers éléments en notre possessionnous permettent d’écarter l’hypothèse d’une attaque externe de type DDoS ».

DDoS, attaque par déni de service

 

Les médias qui étaient hors-ligne étaient tous hébergés chez le même serveur, Oxalide. Une panne chez celui-ci asuffi à faire ressurgir les craintes d’une attaque groupée ou DDoS. Cesattaques fonctionnent par saturation du réseau de l’hébergeur. Par différentsmoyens, les instigateurs ordonnent à des milliers d’ordinateurs de visiter unsite en particulier. Le serveur étant rapidement saturé, il devient impossibled’accéder au site en question.

À10h30, Oxalide annonçait que « l’incident [était] toujours en cours » et qu’il touchait «le cœur de réseau ». Après une petite investigation, la sociétéd’hébergement indiquait : « Lasource des dysfonctionnements est identifiée.

Une partie des services sont denouveau opérationnels. L’incident est toujours en cours. »

La peur d’une attaque djihadiste

 

Les différentes attaques terroristes quiont eu lieu récemment en France et en Belgique étaient toutes l’œuvre dedjihadistes. Cette simultanéité des violences a sans doute favorisé lesentiment que les pays sont attaqués par des musulmans intégristes.

L’Etat islamique et d’autresorganisations terroristes se revendiquant de l’Islam, très actives sur le net,ont montré que leur savoir-faire en matière de communication web était trèspointu.

Qu’il s’agisse de produire des brochures au design hyper léché, de recruterdes jeunes désœuvrés sur les réseaux sociaux, de monter des sitespropagandistes ou d’en attaquer d’autres, les actions de ces factions sont loind’être l’œuvre de petits rigolos.

La surenchère d’informations quientourent les attentats et leurs conséquences tend actuellement à créer unclimat paranoïaque.

Pourtant, il n’y a aucune raison decéder à quelque forme de panique.

Comme l’avertissait directement Oxalide endébut d’après-midi, « les premierséléments en notre possession nous permettent d’écarter l’hypothèse d’uneattaque externe de type DDoS. »

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