L’Assemblée nationale « aurait-elle plusd’un tour dans son sac ? » à en juger par cette décision qui figure dans lecadre du projet de loi sur la transition énergétique.

A partir du 1er janvier 2016 il serainterdit aux distributeurs de vendre des sacs en matière plastique nonréutilisables et ceci dans toute la France. Ce véritable fléau environnementalest vendu par milliards chaque année et sa disparition satisfera lesassociations protectrices de l’environnement.

L’influence européenne dans l’adoption demesures visant à lutter contre la pollution trouve sa source dans lespropositions de loi émises par la Commission européenne, dans le but de réduirede 80 % le nombre de sacs jetables circulant sur le marché de l’UE (100milliards en 2010).

Pour ce qui est du marché français ce sontprès de 5 milliards de sacs plastiques et plus de 12 milliards de sacs dits «fruits et légumes » qui sont toujours distribués dans les commerces.

Une exception sera faite cependant pourles sacs dits « bio sourcés » et les sacs compostables. (leur nombre augmenteraprogressivement dans le temps). La composition de ces sacs en matière organiquetel que « l’amidon de maïs » ou « de pomme de terre », permettra leur recyclagedans des composts à domicile.

Le gouvernement a refusé l’établissementd’une nouvelle taxe sur les sacs plastiques, préférant que la grandedistribution soit à même d’orienter sa politique commerciale, sachant qu’elle adéjà permis la réduction de 80 % de la consommation des emballages plastiques àusage unique, depuis 2002.

Cette détermination dans la lutte contrela pollution par des mesures gouvernementales destinées à réduire l’usage dessacs en matière plastique avait déjà trouvé sa forme dans une tentative de loien 2010, qui envisageait l’application d’une taxe de 6 centimes d’euros parunité, mais sa mise en application n’a pas pût être effective du fait del’absence d’un décret d’application.

Les mécontents qui se sont élevé contrecette mesure demandant un délai pour l’utilisation généralisée des sacsbiodégradables, ont avancé l’idée "qu’aucune règle de compostabilité n’estactive au travers du manque évident d’unités disponibles".

Les représentants de l’industrie françaisede la plasturgie qui soutiennent ces arguments ont vraisemblablementsous-estimé le problème exposé.

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