Aujourd'hui, Bruxelles dormait sous lapluie. Les réseaux de transports en commun ont débrayé, tout comme laplupart des services publics ou semi publics. Résultat, la villeétait.. silencieuse.

« Les programmes de votrestation de radio seront remplacés par une programmation musicale. »Évocation de la grève dès le matin, sur « la Première ».Sur les ondes publiques francophones, les radios aussi sont donc aupoint mort. Reste les informations. Et certaines émissions. On s'endoute, la grève annoncée semble suivie.

Chaussées sages et dégagées

En sortant, confirmation de la premièreimpression grâce au silence saisissant. Les habituelles sirènes depolice et des pompiers ne retentissent pas. Les voitures sont rares.Elles ont d'ailleurs toute la place pour circuler sur les grandsboulevards. Dans la très fréquentée rue de la Loi entre le rond-point Schuman et le métro Arts-Loi, d'habitude encombrée entre midiet deux, le macadam est largement visible entre les véhicules. Onvoit toutefois les fonctionnaires de l'Europe entrer et sortir deleurs bureaux à la même heure, comme d'habitude.

À vu d’œil, sans chiffres officielsà l'appui, il semble ne pas y avoir beaucoup plus de piétons àmarcher que d'ordinaire. Ni beaucoup plus de vélos. Peu enclins sansdoute à sortir, vu le temps dont Bruxelles a le secret : unciel gris, bas et compact, du crachas ininterrompu et quelquesrafales de vent par-ci par-là.

Commerces au ralenti

Certains indépendants ou sociétésprivés aussi ont fermé boutique.

Mais ils sont beaucoup moinsnombreux. La sandwicherie du coin de la rue d'Angleterre et de Mérodea ouvert. Elle n'accueillait que deux clients à midi pile.D'ordinaire, une cohue de gens font la file sur le trottoir à lamême heure. Des services publics comme l'Onem ou la police, ou ceuxrattachés à des entreprises semi-publiques comme la Stib ou la SNCBse trouvent à une rue du commerce. Lui même situé à une trentainede mètres de la gare du Midi.

Dès lundi, beaucoup de navetteursempruntent donc ladite rue après être descendus du train pour serendre au travail ou à l'école quelque part à Saint Gilles. Deretour dans cette rue en milieu d'après-midi, le magasin avait ferméses portes. Trop tard pour lui demander quelle avait été lafréquentation aujourd'hui. On la suppose bien calme.

La grève a un véritable effet sur la ville. Et on aurait dûfaire comme elle, rester dormir, mais sous la couette.

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