Eau secours! Non, il ne s’agit pas d’une fauted’orthographe, c’est fait exprès pour lancer un signal d’alarme. En effet, ledevenir de l’humanité toute entière ne peut se concevoir que dans un cadreassurant l’accès à l’eau dans des conditions de quantités et qualitéssatisfaisantes. Pour les hommes et lespeuples, la sécurité alimentaire est le principal garant de la continuité surterre de la vie humaine. En effet, on ne peut pas survivre sans boire d’eau nimanger. Dans ces deux aspects, l’eau est la matière première.

Outre ce volet devie ou de mort, et dans une vision plus large, l’eau est une pièce maîtresse etune composante principale dans le développement socio-économique d’unpays : alimentation en eau potable, irrigation, usages industriels. De ceconcept, l’eau doit être donc considérée comme un bien économique au même titreque les autres ressources naturelles et substances utiles : pétrole, gaz,phosphates….

Durant les trois dernièresdécennies, beaucoup de signaux d’alarmesont été lancés au sujet de la raréfaction de cette substance et ce de la partdes spécialistes en la matière, les organismes internationaux, les ONG, les gouvernements….

Un tel état d’alerteest justifié par la conjugaison de plusieurs facteurs naturels et humainsfaisant que l’humanité s’oriente de plus en plus vers des situations complexes ainsique vers des scénarios difficiles à gérer. Ce danger n’épargne aucun pays, ladifférence est que l’acuité des problèmes varie d’un pays à l’autre et selondes termes quantitatifs ou qualitatifs.

Signalons aupassage que compte tenu du réchauffement climatique qui est maintenant uneréalité scientifique incontestable, beaucoup d’études de prévision et demodélisation ont montré que l’impact sur les ressources en eau sera trèsnégatif.

Les pays de l’Afrique du nord et du Moyen Orient subiront davantage lescontre-coups d’une telle situation.

La rareté de l’eau et lesproblèmes socio-économiques qui en découlent sont des faits marquants du 21émesiècle. Si on tient compte de la fragilité économique initiale de beaucoup depays ainsi que la précarité des niveaux de vie dans beaucoup de régions dumonde, il est clair que l’avenir proche connaîtra beaucoup de drames et descrises humanitaires seront de plus en plus fréquentes.

Il n’est pas étrange donc deremarquer que le thème de l’eau est très « consommé » ces dernièresannées que ce soit à travers les mass médias, la communauté scientifique, lesdécideurs politiques, le tissu associatif… Des phénomènes tels que lessécheresses, les inondations, la pollution suscitent de plus en plus de débatsautour de la problématique de l’eau. Tout le monde s’accorde aujourd’hui sur lefait que la situation sera relativement critique tant qu’il y aura un statut quoet qu’on ne fera rien pour préparer l’avenir. La paix sociale ainsi que la stabilité politique sontconditionnées dans une large mesure par la disponibilité de ressources en eaususceptibles de satisfaire les besoins dans des conditions socio-économiques etenvironnementales acceptables.

Il est intéressant de mentionnerque la communauté internationale a réservé le 22 mars de chaque année commeétant la journée mondiale de l’eau. Les organismes internationaux et lesbailleurs de fonds (PNUD, UNESCO, FAO, UNICEF, Banque mondiale…) necessent de s’intéresser de près aux problèmes d’eau dans beaucoup de pays.

En fait, et pour être large,l’eau, l’air et les sols sont les principaux éléments constituants lesécosystèmes environnementaux. Toute l’humanité est donc concernée pour unebonne gestion de ces éléments. Il ne s’agit pas de luxe mais plutôt d’un cadrede vie qu’il y a lieu d’améliorer.

Il est donc justifié de tirer lasonnette d’alarme au sujet de l’eau vu que la pollution dégrade saqualité, et qu'il faut ajouter à cela l’augmentation des besoins qui rend l’offredisproportionnée par rapport à la demande. N’est il pas donc légitime de crierà haute voix : Eau secours ! Eau secours !

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