Mais son taux dans le sang doit rester dans deslimites bien déterminées : ni trop élevée, ni trop basse. Un excès desucre sanguin définit le diabète. Quels sont les traitements actuels poursoigner cette maladie chronique ? Le concept thérapeutique dans le mondede la diabétologie varie selon le profil du patient. Il est soit diabétique detype 1 ou de type 2. L’insuline, véritable régulateur du taux desucre dans l’organisme caractérise ce clivage. Dans le type 1, encoreappelé « insulinodépendant », les cellules qui produisent l’insulinesont détruites. Des injections d’insuline (insulinothérapie) sont alorsindispensables sinon « le patient évoluera vers un coma par carence eninsuline » prédit le Professeur Martin Buysschaert, diabétologue auxcliniques universitaires Saint-Luc à Bruxelles.

Le diabète le plus fréquent est le type 2 encoredénommé « non-insulinodépendant ». Le Professeur Buysschaert estformel : « La première mesure qu’il faut prendre face à un diabétiquede type 2 est hygiéno-diététique ». Le patient produit encore l’insuline,mais en quantité insuffisante. Et de plus, son organisme est résistant àl’effet de cette insuline. « Il est alors conseillé une perte pondéralepar un mode de vie plus sain pour rendre l’organisme plus sensible à sasécrétion d’insuline résiduelle », explique l’endocrinologue.

Une bithérapie, puis une trithérapie

A partir du moment où cette stratégie du « lifestyle » ne suffit plus, le premier remède dans le diabète de type 2est la metformine.

« Il s’agit d’un médicament qui rend l’organisme plussensible à sa “propre” insuline ce qui lui permet de réguler favorablement letaux de sucre sanguin ». Si l’organisme ne réagit plus assez à lametformine, il faudra passer à la vitesse supérieure : la bithérapie.C’est l’association de la metformine avec un autre médicament.

Lorsque cette n’est plus efficace, on peutrecourir, le plus souvent en Belgique dans le cadre d’une trithérapie, à uneautre classe de médicaments par voie injectable : les « analoguesdu Glucagon Like Peptide-1 (GLP-1) ».

Le GLP-1 est une hormone que nous produisons au niveaude l’intestin après un repas.

Elle stimule la production d’insuline par lescellules du pancréas et inhibe celle de glucagon, une autre hormone qui, elle,fait monter le taux de sucre.

En fonction des produits, on a recours à 1 ou 2injections par jour ou pour le plus récent à 1 injection par semaine. Les médicamentsdu GLP-1 sont fort intéressants dans le diabète de type 2, car « ilsdiminuent aussi l’appétit et amènent ainsi le plus souvent une perte pondérale.Nous disposons donc aujourd’hui de médicaments efficaces permettant de bientraiter ce diabète » conclut le Professeur Buysschaert. 

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