Les ordinateurs,téléphones mobiles, appareils électroménagers, et autres grigrisqui nous facilitent la vie depuis plus d'un siècle sont à notreimage : condamnés à mourir un jour. Désormais, une loi leurdonne le droit de finir leurs jours en paix, et punit quiconque lesconçoit de manière à abréger leur vie avant même qu'elle n'aitcommencé.

Un dé aux multiples facettes

L'obsolescence programmée, comme son nom l'indique, c'est le faitqu'un appareil soit programmé dès le départ à devenir obsolète dans un laps de temps déterminé. Bien sûr, il ne s'arrête pas de fonctionnerdu jour au lendemain, mais une panne par ci, une pièce à changerpar là, si bien que racheter un nouvel appareil se révèle moinscher que de faire les réparations sur l'ancien...ou devientindispensable car les pièces nécessaires n'existent plus.

Cephénomène se manifeste de plusieurs manières : un produitconstruit avec une défaillance quelconque, assemblé avec une ouplusieurs pièces fragiles ; ou encore, des appareilsélectroniques dont les logiciels ne sont plus mis à jour et qui nebénéficient plus d'aucune maintenance au bout d'un certain temps.

Cette pratique, mise en place par les constructeurs afin de pousser àla consommation, est désormais interdite et un fabricant qui réduitvolontairement la durée de vie de ses produits risque deux ans deprison et 300 000 euros d'amende.

Les nouvelles obligations des fabricants

Détecter une défaillance sur un produit est assez simple pour lesspécialistes. Mais qu'en est-il des intentions ?

Pourra-t-onprouver à coup sûr que la fragilité d'un appareil est entièrementvoulue par son fabricant ? Dans tous les cas, les constructeurssont tenus de fournir aux clients les informations concernant lespièces de leurs machines : vont-elles tenir ? Jusqu'àquand ? Seront-elles remplaçables ? Le client fera doncses achats électroménagers en parfaite connaissance de cause.

Et si chacun y mettait du sien?

Mais, les constructeurs, sont-ils les seuls responsables ? Quece soient les vendeurs qui poussent les consommateurs à acheter sanscesse de nouveaux produits, ou les consommateurs qui abandonnent desappareils entièrement fonctionnels sous prétexte qu'il en existed'autres plus récents, chacun est responsable à sa manière.

Pourlutter contre ça, des mesures ont déjà été prises : lerachat des anciens appareils encore en état, le reconditionnement,ce qui permet à la fois de permettre aux ménages les moins aisésd'acquérir à moindre prix des biens ordinairement coûteux, et delimiter le sur-encombrement des décharges en donnant une seconde vieaux objets. Parce que cette loi contre l'obsolescence programmée nepourra vraiment fonctionner que si tout le monde la respecte.

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