Ils sont extrêmement nombreux à nepas avoir de maison. Ils arrivent du Soudan, de Libye, d'Éthiopie,etc. Ils vivent dans des abris de fortune en faisant du camping dansles parcs de Paris parce qu'ils n'ont pas de papiers ou un statutlégal. Leur désespoir les a menés à quitter leur terred'origine. Ils se retrouvent dans la capitale françaiseet vivent dans des conditions insalubres et les autorités nesemblent pas vouloir s'activer pour leur donner un minimum de dignité. Les migrants qui vont d'un site à l'autredepuis leur expulsion du camp au métro La Chapelle. Ils se promènentd'un parc à l'autre. Jusqu'à maintenant, l'empathie des communautés faitle travail de soutien, mais le gouvernement est inerte.

Cettesemaine, les migrants ont élu domicile dans le Bois-Dormoy où lespropriétaires du jardin communautaire leur a permis de s'installertemporairement. Cependant, il ne peut les garder làbeaucoup plus longtemps. Ses installations sont simplement inadéquatepour 150 personnes. Ces migrants doivent déjà trouver un nouvelabri pour les prochains jours. Où seront-ils accueillis, c'est unebonne question. Par un autre bon samaritain? Du moins, c'est leurseul espoir. Le gouvernement ne semble pas vouloir s'activer pour lesaider.

Àqui la responsabilité de les accueillir?

Ilest facile de prétendre que ce n'est pas la responsabilité du paysd'accueil. « Ces migrants viennent en France sans-papiers,qu'est-ce qu'ils espèrent », plusieurs diront. Le fait estqu'ils ont le droit à un traitement minimum et l'État doit faire ensorte qu'ils puissent vivre dans des conditions salubres. S'ils nesont pas renvoyés dans leur pays, la France doit s'assurer qu'ils ontaccès à un abri qui respecte des conditions sanitaires minimales. Ignorer leur présence n'est pas une solution viable à longterme.

Desorganisations bénévoles et communautaires font le travail de l'État

Despersonnes membres des associations communautaires sont venues en aideaux migrants en leur offrant de l'aide avec des couvertures, de lanourriture, des vêtements pour qu'ils puissent survivre malgré lesconditions difficiles. Pour les bénévoles de l'associationcommunautaire du Bois-Dormoy, les autorités ignorent un problème etmettent la vie de ces personnes en danger. La situation deviendrahors de contrôle si des mesures ne sont pas prises rapidement. Cesmigrants iront dans un autre parc, et un autre, et un autre... Chaquepersonne a droit à la dignité, qu'elle soit migrante ou non.

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