L'objectivité des médias envers les événements qui se passent sur l'île de beauté est souvent habillée de clichés et d'a priori qui finissent par lasser les lecteurs.Natacha Polony, dans LeFigaro,revient sur le fond des événements qui ont eu lieu à Sisco et non sur la forme qui appartient déjà à la justice.En faisant référence à la notion de peuple,Natacha Polonycharge de symbolisme ses propos et y attache un" supplément d'âme" qui semblefaire défaut au peuple français.

La notion de peuple, de communauté de destin…

Ces expressionssont couramment utilisées parles politiques,les syndicats,les associations,maisrevenons sur les mots, le sens profond que l’on souhaite donner à ces notions.

En y faisant référence, Polony plante le décor des villageois corses, à Sisco,qui refusent de voir s'installer des comportements qu'ils jugent inacceptables. La définition du "peuple" trouve ici son illustration enun ensemble de personnes vivant en société sur un même territoire et unies par des liens culturels, avec des institutions politiques.

L' île est un monde en soi, un monde en miniature, un microcosme dans lequelil fauttrouver le moyen de vivre ensemble et Polony en cerne les limites géographiques parfaitement.

A travers leur prise de position le duo Talamoni-Simeonia rappelé que lapopulation actuelle de l'île s’estconstituée au cours de l’histoire, par des échanges et des flux migratoires de l’ensemble du bassin méditerranéen, et le peuple de demain vivra aussi des échanges et des apports extérieurs.

"Polony a tout compris..."

Ma tribune sous le bras, j'ai arpenté le marché d'Ajaccio pourinterrogerdes habitants sur ces quelques phrases fortementpartagées sur les réseaux sociaux.Odeurs de charcuterie, couleurs,brouhaha de touristes, tout y est... à la recherche des Corses !! Sur un banc en pierre, prèsd'un kiosque à journaux, quelques personnes d'un âge avancé papotent.

Les aborder n'est pas un soucis, la discussionse passe plutôt bien. J'aborde alors l'article qui suscite un fort intérêt, beaucoup ne l'ont pas lu : "les journalistes ne nous aiment pas sauf pour faire la publicité des plages et de la montagne, le reste ne les intéressent pas..."

"En voilà une qui a tout compris, elle n'est pas corse pourtant !

Les fées se sont penchées sur son berceau. Le bon sens, elle a du bon sens !"

Les échanges se multiplient et je quitte ce lieu, un fromage offertsous le bras,avec le sentiment d'avoir réconciliéune infime partie de la population corse avec les médias... enfin avec Polony seulement !

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