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Confronté à des enjeux de société, économiques, environnementaux, sanitaires, l'agroalimentaire Ardéchois relève tous ces défis avec l'association Ardèche le Goût. A travers des salons, des logos pour les producteurs, une valorisation de l'agroalimentaire Ardéchois, les bénévoles et salariés qui entourent le président Philippe Costet se veulent un levier pour les producteurs et transformateurs Ardéchois.

Les rencontres professionnelles Foud'Ardèche du 19 mars ont prouvé cette volonté, à travers les dizaines de stands installés à Guilherand-Granges, sur les bords du Rhône.

Quel est le point commun entre "la Glaneuse" (Saint-André-en-Vivarais) spécialisée dans la cueillette de plantes sauvages et la réalisation de sirops, et "Loutriol SAS" (Lachapelle Sous Aubenas) dont la réputation s'appuie sur la fabrication de nectars, jus de fruits, confitures élaborés avec des fruits d'origine locale ? Ou encore "Les fils de Jules Courtial" (Châteauneuf-de-Vernoux), dont le savoir faire dans la fabrication de charcuteries artisanales est incontournables depuis 1930, et "Nectardéchois" (Pailharès), qui transforme à façon les fruits et légumes des producteurs et particuliers en jus et nectars ?

D'abord l'implantation en Ardèche. Ensuite le label vert "Goutez l'Ardèche" afin de "démarquer tous ces produits authentiques des productions industrielles françaises" précise Philippe Costet, président d'Ardèche le goût, et premier vice-président de la chambre d'agriculture de Privas.

Les producteurs Ardéchois veulent développer leurs débouchés localement

Peu relayées par les journaux papiers, à l'image du Dauphiné Libéré, les initiatives d'Ardèche le goût ont permis de "tirer vers le haut" des productions ardéchoises autrefois confidentielles, en les aidant à un référencement départemental, et même régional.

Avant que le label "goutez l'Ardèche" ne les conforte, qui connaissait, en Rhône-Alpes, "Ardèche frais" (Aubenas), les "boissons Sofabo" (Laviledieu), la "Brasserie Bourgamel" (Vals-les-Bains), la "Brasserie Le Duff" (Le Teil), "Clément Faugier" (Privas) et ses marrons glacés ? "Toutes ces sociétés artisanales ont banni les traitements chimiques et ont renoncé à l'incorporation de tout additif à leurs préparations" indique Sian Wallace, créatrice de l'agence de communication Ardéchoise "Vivarais Com". Rencontrée sur le salon, le 19 mars, Sian Wallace est aussi persuadée que "Le design est un puissant levier d'innovation économique, et que l'Ardèche possède les atouts nécessaires pour l'activer....

Le e-commerce, des sites internet adaptés peuvent aussi démultiplier les ventes de ces petites structures...".

Dans un département touristique où des médailles récompensent les meilleurs miels des apiculteurs du Sud Est de la France , où des structures comme Ardèche le goût et Vivarais Com valorisent les produits Ardéchois , la défense constante du terroir, de l'authentique, dans un environnement préservé recueillent un écho favorable auprès des consommateurs. Mais aussi des représentants des producteurs et des filiales, à l'image des apiculteurs Ardéchois représentés, le 19 mars, par le président de l'Abeille Ardéchoise et Drômoise, syndicat professionnel de défense des apiculteurs, des abeilles et des miels.

Certes, comme le précisait un "artisan transformateur", "beaucoup de collectivités territoriales, comme les lycées ou les hôpitaux, la restauration scolaire en général n'ont pas encore le réflexe "Goutez l'Ardèche" et préfèrent du congelé et des centrales d'achat nationales ou régionales. Mais, la plupart des restaurateurs nous suivent, car ils font confiance à notre savoir faire ancestral". Visiblement, l'agroalimentaire Ardéchois a un bel avenir.

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