"Il y a en ce moment une recrudescence des coups de feu tirés en pleine rue dans l’agglomération lyonnaise" titre le journal "Lyonmag" dans son édition du jour. En effet, en 48 h, des échanges de coups de feu ont été enregistrés à différents endroits de l'agglomération lyonnaise.

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D'abord à Villeurbanne, dans le quartier de la Parralière, comme le confirme un commissaire de police, contacté par téléphone, et qui préfère garder l'anonymat. "Le tireur est toujours en fuite, et il est activement recherché par la police" ajoute notre interlocuteur. Ensuite dans l'Est lyonnais qui semble en ébullition. "A Vaulx-en-Velun, il y a eu des échanges de coups de feu, notamment au Mas du Taureau" précise le commissaire de police avant d'ajouter : "Deux truands à moto ont tiré sur une automobile, dans le secteur de l'école Ambroise Croizat. C'est évident, on assiste là à une tentative de règlement de compte et les deux agresseurs ont visiblement raté leur cible. Des témoins ont noté l'immatriculation des motos, mais les plaques étaient fictives."

Une nouvelle guerre au sein du milieu ?

Il y a moins de vingt-quatre heures, Blasting News titrait Lyon : le sang des caïds pourrait couler. Il y a quarante-huit heures, un commissaire divisionnaire de police, joint par téléphone évoquait "une possible nouvelle guerre, entre truands marseillais et lyonnais, si les kalachnikovs utilisées pour des meurtres en série à Marseille sont des armes lyonnaises. " Une nouvelle guerre des truands semble avoir débuté à Lyon, entre parrains marseillais, lyonnais, grenoblois, rendus fous par l'argent de la drogue. comme en septembre 2011 lorsque les lyonnais tombaient sous le feu nourri des kalachnikovs des marseillais. Avec en ligne de mire le contrôle de grandes villes, de grandes banlieues, pour contrôler la vente de drogue, mais aussi les filles, comme dans une ville voisine Grenoble en passe d'être la capitale de la prostitution, activité très lucrative pour les "prosper".

Des coups de feu et des échanges de tirs dans trois villes de la banlieue lyonnaise : pas de grand pardon dans le milieu et chez les caïds
Des coups de feu et des échanges de tirs dans trois villes de la banlieue lyonnaise : pas de grand pardon dans le milieu et chez les caïds

Le 29 mai 2018, des échanges de coups de feu ont eu lieu à Chazelles-sur-Lyon. Là, les truands visaient une discothèque de Bellegarde-en-Forez. Mais, la chance n'était pas au rendez-vous pour les agresseurs, qui ont été surpris par une patrouille de la gendarmerie. Pris en chasse par les militaires, des tirs ont été échangés avec les forces de l'ordre, à hauteur de Chazelles-sur-Lyon, et deux gendarmes ont été sérieusement blessés ce 29 mai. Un troisième gendarme a riposté et touché le conducteur de la voiture prise en chasse.

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Un magistrat du parquet, contacté par téléphone, a confirmé cet échange de coups de feu.

Un grand patron de la lutte contre les stupéfiants indique : "Certains membres du milieu lyonnais, à l'image de Bouarfa, proche du clan de Domenico Cocco (immobilisé à l'ombre depuis sa condamnation, en 2015, à 15 ans de prison ferme pour l'assassinat de deux officiers de police Centrafricains venus enquêter à Lyon sur ses activités), qui avait acheté un ancien couvent (une vraie forteresse) à Chassieu, dans lequel il loge ses trois femmes, et ses trente-sept enfants, aurait fait évacuer hier toute sa famille...". A croire que la région lyonnaise est devenue malsaine pour certaines familles du milieu et leurs proches.

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