Un rapport de police, qui se voulait "confidentiel", a fait remonter au plus haut niveau de l'Etat un sur-effectif de prostituées dans la ville de Grenoble. Info ou intox ? Contacté le 18 mai 2018 par téléphone, un haut fonctionnaire de police ayant exercé dans la capitale des Alpes à l'époque des macs italo-grenoblois, qui souhaite conserver l'anonymat, confirme "la présence de plus de 2000 tapins dans la rue et dans des appartements.... Le profil des macs a changé. Il y a le réseau des filles de l'Est, mais aussi le réseau internet, où de beaux gars avec un faux profil séduisent des jeunes femmes à la recherche de l'âme sœur, les invitent, les gâtent les quinze premiers jours, puis transforment leurs victimes en esclaves sexuelles. Souvent naïves, car adolescentes terribles de familles bourgeoises, les victimes, addicts à internet, ne reniflent pas le traquenard et croient à la sincérité de leur interlocuteur".

Certaines artères, comme le Boulevard Foch, constituent le lieu de travail de plusieurs centaines de filles.

Le haut fonctionnaire de police confirme "l'existence de plusieurs rapports récents, remontés au plus haut niveau de l'état, pour tirer la sonnette d'alarme, et qui demande la fermeture de certains sites internet où les recruteurs affluent pour ramener de la chair fraîche à Grenoble.... Il est incroyable que des étudiantes, des jeunes femmes soient aussi naïves sur ces sites".

Les macs quadrillent la ville de Grenoble

Pas besoin de parcourir, dans le détail, le dernier rapport confidentiel de police.

Il suffit d'observer ce qui se passe, de nuit, dans les principales rues de Grenoble. Ici, des prostituées se chamaillent pour un emplacement bien placé. En quelques minutes, quatre souteneurs interviennent, font la police et remettent les filles au travail. Faudrait quand même pas grever les bénéfices par des disputes futiles ! Là, un souteneur rentre dans un café et met fin à la pause de cinq filles, qui s'éternisaient au bar.

Difficile de trouver un interlocuteur ou une interlocutrice à la mairie de Grenoble. Les récents propos de la première adjointe de la ville,qui déclarait "Il y a des bordels à Grenoble, il faut appeler un chat un chat", ont sans doute été suivis de consignes au sein de l'équipe municipales. La municipalité verte, sortie des urnes en 2014, craint sans doute que son bilan ne soit amoindri par l'augmentation du nombre de prostituées dans les rues.

Au grand dam des riverains, qui expriment ouvertement leur colère dans des médias en ligne, y compris sur le site internet "des Républicains 38", le Dauphiné Libéré, quotidien régional, évitant un sujet tabou qui déplairait à la mairie de Grenoble, qui confie ses annonces légales et ses publicités au journal, dirigé depuis le 1er janvier 2013, par Christophe Tostain, placé sous contrôle judiciaire et qui comparaitra prochainement pour violences sur conjoint devant le tribunal correctionnel .

Dans une France où la bataille du rail se poursuit, [VIDEO] où des "couacs" ministériels sont observés lorsqu'à Trappes la secrétaire d'état à l'égalité Marlène Schiappa est interdite de café, où le maire de Béziers Robert Menard est agressé à Saint André de Cubzac , les habitants de Grenoble sont amenés à s'interroger, comme beaucoup de français.

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